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ouvrages & Å“uvres de référence (atelier de bricolage théorétique) - lundi 8 février 2010 à 13h31

McKenzie Wark
Un Manifeste Hacker
Ed. Cristalsecret
Détails, extraits, débats collectifs, presse :
Site & podcast enregistré avec l’auteur à Paris en octobre 2006.
Biographie et bibliographie de McKenzie Wark

Note PM : En plus de l’intérêt du texte lui-même, la forme, par courts textes numérotés et classés en diverses catégories pourrait vous servir de "modèle" pour une forme de mémoire non linéaire...

ex :

Image 2


Jacques Rancière
Le spectateur émancipé
Éditeur : La fabrique
Prix : 13 euros

Voir quelques critiques et présentations de ce livre que vous devriez tous avoir lu.

Idem pour Le destin des images, du même auteur, toujours édité à La fabrique.


Walter Benjamin
Å’uvres, Tome 1
Editions Gallimard
Collection : Folio essais

Note PM : Souvenez-vous de la lecture commentée faite ensemble de La tâche du traducteur... Mais allez voir le travail de Berman sur ce texte ...


Michel Foucault
Les hétérotopies Vous pouvez lire en ligne et écouter un commentaire de Foucault


Guy Debord
La société du spectacle
Suite au regard rapide porté sur des extraits du film, il faudrait voir cet autre film, Critique de la séparation, jusqu’à la fin, qui n’en est pas une, en ayant commencé à le regarder depuis le commencement, qui n’en est pas un, car "Rien n’a jamais cessé de commencer" (PM)
http://www.ubu.com/film/debord_critique.html


Un formidable article de Jean charles Massera sur Bruce Nauman, pour moi, un modèle du genre ... sur mon site en PDF, car ici, ça ne passe pas. Vous vous souvenez du code d’ouverture, évidemment ! Allez-voir, on en parlera plus tard.


à suivre ...



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En réserve ? - samedi 6 février 2010 à 16h06 par Jean-Christophe Lanquetin
Une piste : J’ai photographié la réserve des collections au Musée National. Chaque visite est un moment fort. On parle de pillage des Å“uvres, du fait que l’essentiel des traces du passé sont dans les grands musées occidentaux (Tervuren, 250 000 pièces provenant du Congo) ou dans des collections privées. Or cette réserve est là, à Kinshasa. Des dizaines de milliers de pièces, de documents, stockés dans des hangars. Je la ressens pour ma part comme un bloc de présence. Cette réserve n’est pas un musée, elle n’est pas ouverte au public. Mais lors de notre visite il se produit un glissement. Pour les kinois cela semble être un peu comme entrer dans un bloc de passé accumulé, leur relation aux objets semble intense, directe. Ils en témoignent. Pour ma part, l’imaginaire travaille et je circule comme dans une « exposition dont le dispositif serait une réserve ». Les séries, les accumulations, les étagères, la lumière, la poussière même… Je photographie et c’est l’imaginaire qui vient. Que faire de cela ? Car je photographie une réserve objectivement problématique : pas exposée (pas de musée), mal protégée, problèmes de conservation, etc… Par ailleurs c’est une réserve, une collection dont les gens ne connaissent pas l’existence, ou à peine. C’est principalement pour cela que j’ai envie de la montrer. De donner à voir sa présence. Mais on ne peut bien évidemment l’ouvrir au public. Le projet serait que des images « documentant » la réserve, en tant que lieu, témoignant de son existence, soient présentes en grand format dans l’exposition. Voire, l’idée me traverse, qu’elles soient collées dans la rue. Immédiatement je suis troublé. N’est-ce pas trop ? De même j’ai utiliser le terme « documenter ». Mais mes photos prises lors de la visite esthétisent la réserve. Jeu avec la lumière, les alignements, les profondeurs, la pénombre, la présence des masques et des objets. D’où, débat l’autre jour lors du séminaire à Strasbourg. Dire dans l’exposition quelque chose à propos de cette réserve à Kinshasa oui (nous sommes plusieurs à tourner autour de cette intuition, voir la piste d’Eléonore ), mais sous quelle forme ? Si photos, quelles photos ? On se/me demande si ces images « n’esthétisent pas la misère » ? Je suggère : cette esthétisation n’est elle pas une manière de respecter ce lieu, de témoigner de de sa force, de son existence, sa beauté ? Mais, les photos sont-elles le bon médium ? Si nous montrons des images de cette réserve, un seul point de vue est-il possible ? Ceci d’autant plus que mon point de vue n’est pas celui d’un congolais. Cela a t’il de l’importance ? Pourquoi ne pourrais-je pas donner à voir quelque chose de mon regard sur cette réserve ? Est-ce un point de vue en tant qu’auteur (un regard subjectif, personnel) qui est ici important ? Etc… C’est le début d’un débat. Jean Christophe Lanquetin

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génuflexion - samedi 6 février 2010 à 09h40 par Clémentine Cluzeaud
je réfléchis toujours à ce projet sur les statues de la période coloniale et je me dis ces derniers jours que j’aimerais sans doute travailler directement sur elles pour en faire ces boules à neige géantes dont je parlais dans mon premier article..

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pistes itzel palomo - vendredi 5 février 2010 à 11h16 par Itzel Palomo

piste1 : exposition sur le thème des richesses naturelles du sol congolais

- il s’agit d’énumérer et et de montrer toutes les richesses et matières premières dont le territoire congolais regorge.J’imagine une partie de l’exposition dans laquelle serait analysée l’exploitation de ces ressources au cours de l’histoire. Qui à bénéficié de toute cette richesse ? Pourquoi un pays dont le sol est si riche vit il dans une telle pauvreté ? Il ne s’agit pas cependant de dénoncer directement le pillage et le détournement de ces richesses, mais de la rendre visible au cours de cet anniversaire de l’indépendance.Pour cela j’imagine une grande fresque dans laquelle les richesses ( caoutchouc, coltan, minerais...) seraient représentées en images. Autour de ces richesses représentées il s’agirait de chiffrer leur quantité et leur valeur économique.Puis en règle générale de montrer la circulation de ces flux ou fuite de capitaux dans le pays et vers les pays étrangers.A l’aide d’arboresences et de cartographies j’imagine représenter les échanges économiques du Congo avec le reste du monde. Je pense que c’est un sujet qu’il sera difficile d’aborder, mais qu’il est indispensable d’en parler lors de l’exposition. Il faudra sans doute faire appel à un spécialiste ( économie géopolitique ... )

idée performance en lien avec le sujet : Organiser une grande partie de "Risque", ou de "Colons de Catan"(jeux de société de stratégies militaires et économiques qui se jouent sur une carte du monde à l’aide de dés et de cartes) sur une grande carte du Congo ou de l’Afrique dessinée au sol, entre des congolais et des étrangers...

piste2 : rapports nord-sud

Enfant issu de l’immigration je me suis toujours interessé aux questions de la politique d’immigration de l’occident. Actuellement je travaille sur une pièce de théâtre qui traite de ce sujet à la frontière entre les Etats-Unis et le Méxique,pays dans lequel je suis né.En règle générale je travaille sur l’imaginaire que le rêve américain, ou occidental engendre dans les pays pauvres et pousse des milliers de gens à se lancer dans l’immigration clandestine.Après la première piste qui aborde en gros la fuite des capitaux, il s’agirait d’aborder dans un autre projet la fuite des ressources humaines. J’imagine, sous forme documentaire ( photographies, prises de son...) raconter une ou plusieurs histoires de congolais qui se sont lancés dans la migration vers l’occident.En interviewant des personnes faisant partie de la diaspora congolaise à Strasbourg, il s’agirait de créer un retour de message de ces immigrés vers leurs pays d’origine. J’aimerai dans ce projet aborder le sujet de façon intime, pour rendre compte de la petite histoire des gens.

*autres idées
- toilettes publiques : Lors des Scénographies Urbaines de 2006 organisées à l’Académie des Beaux Arts de Kinshasa, l’artiste plasticien Eddy Ekete c’est efforcé de créer des toilettes publiques, après constat qu’il n’en éxistait pas au sein de l’école. J’ai appris que cet événement artistique avait trouvé une vraie fonctionnalité au sein de l’école, mais qu’après quelques mois d’usage, les toilettes s’étaient délabré.Aujourd’hui elles sont hors d’usage. Je pense que pour la commémoration de l’indépendance, qui va être un gros événement, il faudra que l’on reconstruise des toilettes publiques, mais qui cette fois ci perdurent dans le temps et puisent servir la population locale de manière plus durable...


 


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Polo lengo - jeudi 4 février 2010 à 10h34 par Tange Shongo

Né à Onalua (territoire de Katako-Kombe au Sankuru (district du Kasaï-Oriental, province de la République Démocratique du Congo), Patrice Emery Lumumba faisait parti de ce peuple du groupe Mongo, du sud-est du bassin du fleuve Congo, entre la Lomami et le fleuve Congo. Les tetelas. Leurs langues ethniques est l’otetela. D’où le titre "Polo lengo" qui veut simplement dire "Jusque là-bas".

Partant d’une phrase que j’ai entendu lors d’une discussion sur les conditions de vie de la République Démocratique du Congo avec un septuagénaire à Kinshasa, mon attention n’a pu s’en débarrasser. "Na nzembo wana ba lobaka nini ?" en cherchant à savoir ce que veulent dire les phrases de l’hymne national. De manière brève, le "Debout congolais", cet hymne au paroles remarquables, est incomprise de la grande partie de la population dite lingalophone ou autres. Celle qui comprend de moins en moins le français qui est après tout la langue officielle depuis l’époque colonial. Et cela n’est pas du à un manque total de volonté mais plutôt pour la plupart d’un non choix par rapport à leurs situations ne permettant pas la scolarisation de leurs progénitures et la forte implication de l’exode rural.

Ainsi pour commencer je me suis permis tout de suite de penser à traduire le "Debout congolais", l’hymne actuel en lingala, qui est non seulement la langue la plus parlé à Kinshasa mais aussi qui était celle d’emprunt lors de notre discussion vieil homme et jeune homme. J’enregistrerai ensuite la version traduite chanté sur CD que je mettrai dans un lecteur qui fera parti de mon installation sonore et vidéo. Il s’agit ici d’un mobilier roulant fabriqué à l’aide d’objets de récupération métallique avec 50 cm d’ hauteur et 65 cm de largeur et de profondeur pour la partie essentielle qui contiendra mes deux éléments phares (radio et télévision). Ensuite interviendra le deuxième volet qui est celui d’une performance-danse accompagné d’un groupe folklorique tétéla ainsi que quatre pygmées (deux de chaque côtés de moi) en tenue classique (veste, cravate, etc...). Le mot pygmée (du grec πυγμαιος, pygmaios, haut d’une coudée) désigne un individu appartenant à des populations spécifiques caractérisées par leur petite taille, inférieure à 150 cm. Il ne s’agit pas de nanisme au sens commun (maladie due à la mutation d’un gêne comme dans l’achondroplasie, la forme la plus commune de nanisme) mais d’une adaptation morphologique au milieu de la forêt équatoriale dans laquelle vivent ces populations. Le terme peut avoir une conation péjorative.(Wikipédia). Juste derrière moi à une distance d’1 mètre je trainerai une chèvre avec une corde que j’attacherai à la hanche et l’autre bout au cou de la bête (Signe de festin en RDC). L’animal et moi serons vêtus de combinaison en tissu légé (tergal ou autre...) de couleur noir. Nous partirons ainsi en dansant de la résidence de P. E. Lumumba situé sur le boulevard du 30 juin jusqu’à l’Académie des Beaux-Arts. Cela équivaut à une distance d’une demi heure en dansant. Arrivé sur le fameux lieu de l’exposition (ABA), nos quatres amis (les pygmées) se saisiront d’une machette afin de couper la corde et d’égorger la bête puis m’imbiberont tout le corps avec son sang. Sans être à la traine j’enchainerai avec l’hymne national en lingala à haute voix. La chanson terminé, je me dirigerai jusque là où j’installerai mon mobilier metallique avec tous ses composants (radio surtout) pour faire jouer l’hymne enregistré. fin de la performance.

J’installerai mon mobilier dans le musée en activant ses composants. On entendra alors la chanson jouer en permanence ainsi qu’un film d’animation bouclé de nos leadeurs nationaux entrain de la chanter.

C’est ça l’indépendance !!!



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pistes en cours - mercredi 3 février 2010 à 17h32 par Maëlle Bernard

Plusieurs pistes et questionnements en cours :

1- S’il est difficile pour moi de m’exprimer sur ce que je pense, sur ce que je vis au sein de ce projet, il me semble nécessaire voire indispensable de partir de cet endroit. Depuis le début, je me questionne sur la nature de nos échanges, de ces multiples discussions souvent difficiles à aborder tellement les questions sont nombreuses et sans cesse rajoutées. C’est en ayant parfois l’impression d’être immergée dans une sorte de monde parallèle que je progresse. Il apparait aussi évident que les échanges et questions soulevées ne sont pas abordés dans une commune mesure entre étudiants Kinois et Strasbourgeois. Surtout depuis que nous avons visionner quelques extraits des vidéos faites par Jonathan et Isabelle à Kin au mois de décembre. Comment aborder la question du langage ? Si de l’ambiguïté et des décalages apparaissent souvent dans nos questionnements, j’aimerai les faire apparaître, mais par où commencer ? Pour chaque visiteurs au sein de l’Académie, je me demande s’il ne pourrait pas y avoir différents endroits réfléchis et construits pour dialoguer, partager plusieurs types d’échanges (dans une transmission orale, manuscrites ou autres possibles, dessins...) afin d’étendre une potentielle "liberté de parole", et trouver ses moyens de diffusions, voir rediffusions. Aussi je suis en train de me questionner sur les dispositifs pouvant explorer ces pistes... Par exemple, est-ce qu’il pourrait exister un endroit pour entendre toutes sortes de commentaires, des réactions sur ce qui se passeraient sous nos yeux, et en temps réel ? Y mêler peut-être des fictions, des vérités qui passeraient pour des absurdités ? Moyen de faire passer les non dits, et ainsi trouver le moyen de tout faire entendre, sans qu’une seule personne puisse en porter la responsabilité. Créer une sorte d’ovni parolier, je pense alors au crieur public, en reprendre le principe uniquement pour ne pas le personnifier. Ce qui m’intéresse à la différence d’une radio, c’est qu’il puisse rester une figure, sorte de mannequin, ou encore une statue, comme si un discours se faisait. Je ne sais pas encore...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crieur...

2- Envie de travailler à partir des affiches des expositions coloniales, à savoir que pour moi, elles sont aussi porteuses de discours et d’imaginaire. Aussi j’ai récemment appris l’existence de la nouvelle émission télé réalité de TF1 "Ferme Célébrités en Afrique", surprise et choqué par l’affiche qui joue sa campagne de pub sur les principaux clichés occidentaux de l’Afrique, à savoir la savane et sa girafe. Là aussi, je sens plusieurs pistes possibles... Aussi je viens de découvrir quelques images de la quotidienne avec un Benjamin Castaldi dans un fauteuil digne de l’ancien trône de Mobotou. Enfin là aussi je pense pister des choses, car comment ne pas entendre les absurdités dites par les candidats et ne pas remettre en question l’éthique même de l’émission ! Quelques images sont à aller visionner sur le site de Tf1. Images du plateau en 3d :

http://images.google.fr/imgres?imgu...



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Pistes de Jeanne - mercredi 3 février 2010 à 16h36 par jbaillotsmadja


Je suis partie des images qui m’ont frappées lors de nos discussions et visionnages de films.Notemment l’histoire des mains coupées (objet de trafic marchand rendant compte du nombre de morts). Les génocides et massacres partout dans le monde sont souvent marqués par des pratiques symboliques particulières, qui détruisent et mettent en pièces les corps humains en faisant passer un message. Au Rwanda les soldats (Hutus) ouvraient les ventres des femmes et remettaient leurs enfants à l’intérieur. Les juifs étaient emmener dans des trains à bestiaux et exterminés dans des douches. Ces images ultra-violentes restent longtemps dans la mémoire collective. Au Congo les mains coupées ont même fait l’objet de pâtisseries belges en chocolat !
Une association nommée "génocide made in France" s’étant infiltrée en 2008 dans une vente aux enchères des objets de F. Mitterand, a ironiquement proposer à la vente de faux ossements et machettes comme symboles du génocide rwandais pour dénoncer l’implication de la France dans ce massacre.
Ma première idée serait une installation de mains (moulages) suspendues à un arbre (ou autre mise en scène de ces mains). Ce serait un sorte de monument aux morts, d’hommage, de mémorial.
Par ailleurs, nous avons évoqué les "objets souvenirs" comme les affaires de Lumumba ou même celles de Mobutu, qui seraient conservées et exposées dans des vitrines (cages en verre) éclairées -installations traditionnelles d’objets de valeurs des musées. Cette image de mise en exergue de symboles m’intéressait pour son côté didactique. Une forme d’illustration de l’histoire qui à la fois donne au visuel une préciosité, une distance, et à la fois témoigne et retrace les faits par un objet présent qui rend ces faits concrets. De même que les camps de concentration encore ouverts, à visiter, sont là pour témoigner, rendre compte, d’une histoire dont les récits et l’atrocité dépassent l’entendement.
Ma seconde idée est de créer de mini-vitrines dans des boîtiers vides, transparents, de cassettes audio, éclairés par des diodes, contenant des images ou des objets miniatures retraçant l’histoire de la colonisation. De même, ces mini- vitrines pourraient être installées dans des arbres, symbole d’encrage, de racines, de sagesse, de lieux de recueillement et de transmission.
Ces deux propositions "monuments", mausolées, sont portables, exportables, et je souhaiterai qu’ils puissent être présentés dans différents lieux, villes , pays, afin que cette histoire mal connue soit exportée, entendue et visible. Sur des places publiques, symboliques, un arbre.

Apparemment Assia a un projet très similaire sur les mains, ce qui est une bonne nouvelle car nous pourrions travailler et y réfléchir ensemble. Mon adresse mail : janelza@hotmail.fr



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La joconde à Kinshasa - mercredi 3 février 2010 à 16h35 par julien margelin

La Joconde à Kinshasa.

La réserve du musée national de Kinshasa abrite environ 60 000 Å“uvres, le musée Royal de l’Afrique centrale de Tervuren propose environ 200 000 Å“uvres. Des musées comme le Louvre, ou le quai Branly possèdent également d’impressionnantes collections venues de pays étrangers. L’UNESCO constate qu’ un nombre sans cesse grandissant de pays demande le retour d’objets conservés dans des collections étrangères. Pourquoi garder ces Å“uvres qui sont généralement des butins de guerres, et pourquoi vouloir en acquérir de nouvelles dans des conditions souvent douteuses. Des musées européens comme le Louvre, le British muséum, le Prado, le Metropolitan muséum ont signés La déclaration sur l’importance et la valeur des musées universels qui à été rédigée en décembre 2002. Le principe d’universalité des musées est rédigé comme tel : les musées sont les agents du développement culturel, dont la mission est d’encourager la production de la connaissance en entretenant un processus permanent de réinterprétation. Ils ne sont pas seulement au service des citoyens d’une Nation, mais au service des peuples de toutes les Nations. Ainsi, les Å“uvres sont protégées, sécurisées, figées, et hors d’accès. Si la restitution des Å“uvres africaines de l’europe vers l’afrique est rendue difficile au nom du principe d’universalité, le départ d’une oeuvre européenne de l’europe vers l’afrique au noms de ces mêmes principes d’universalités est il possible ? D’où la question : la joconde à kinshasa ?



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deux premières ébauches - mercredi 3 février 2010 à 16h32 par Clémentine Cluzeaud

Deux projets se dessinent pour le cinquantenaire de l’indépendance.

Le premier est lié à la conservation du souvenir et à l’articulation entre imaginaire touristique et indépendance.
Les touristes photographiant des reconstitutions (reconstitutions d’intérieurs de maisons de gens célèbres, d’atelier de peintres reconnus...) continuent de m’étonner. Que peut-on vouloir conserver d’une image déjà fixée, qui n’a plus déjà plus rien de vivant ? (Je me souviens par exemple de la table dressée dans la maison de Sarah Bernard que les visiteurs prenaient en photo..).
Et que cherchons nous à conserver lorsque nous nous retrouvons systématiquement à la boutique souvenirs du musée ?
Je souhaiterais créer donc une sorte de boutique souvenirs éphémère. La forme des objets représentés seraient en lien avec les objets que nous trouvons dans les boutiques de souvenirs en France : boule à neige miniature et appareil photo pour les enfants où une suite d’images touristiques est proposée.
Mais leur sens premier, leur valeur touristique, serait ici détourné au profit d’une réflexion sur l’indépendance. J’imagine donc par exemple de reprendre l’image des statues déboulonnées ou conservées dans les réserves et issues de la période coloniale (la statue de Stanley couchée, une autre avec le pied cassé cf. photo) et de les intégrer dans une boule à neige.
Les suites d’images des appareils photo s’inscrivent aussi dans ce rapport là (ce pourrait être par exemple reprendre l’image de "la tempête" dans le film Lumumba.) Ce sont des objets comme des monuments nomades (je reprends l’expression de Jeanne) et transmissibles.

Le second projet vient de l’histoire de Livingstone. Bien que complètement perdu dans la jungle, il avait pour habitude de bien s’habiller chaque jour à 20h pour dîner, comme s’il allait souper en ville. Il signifiait par ce rituel complètement incongru sa séparation d’avec les autochtones, les "non civilisés" qui l’accompagnaient.
Je pense donc à une performance. L’espace de la performance (environ 3mx3m) est délimité par des barrières, autour desquelles se place le public. Une table est dressée dans cet espace. Chaque soir à 20h, un coucou sonne (un peu à la manière de l’horloge astronomique de Strasbourg). Lorsqu’il sonne, je me change en tenue de soirée et me place à table. (La forme des couverts reste à travailler, le repas -s’il y en a- aussi évidemment). C’est à une sorte de zoo humain que je convie le public, avec moi dans le rôle de l’indigène. Ce repas de Livingstone renvoie directement aux expositions coloniales en inversant le rapport de domination qui y était présent.



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Première ébauche et orientations - mercredi 3 février 2010 à 16h17 par David Séchaud

Je voudrais me pencher sur la place que tient la radio à Kin. C’est une technologie qui à traversée le XXe siècle et qui à encore aujourd’hui une influence très forte. Porteuse d’information, de discours et de parole quotidienne, il s’agit dans une premier temps de retrouver un maximum d’archives sonores en relation avec l’indépendance du Congo. Il y aussi une piste du coté de l’unique récepteur de radio à Kin qui servait à transmettre les info avant l’indépendance.

Dans un second temps j’aimerais faire un état des lieux du journalisme au Congo. Assume-t-il un rôle de contre pouvoir et d’information ? Quel en sont les limites ? Comment les médias traitent-ils l’anniversaire de l’indépendance ?

L’idée serait de proposer un contre point au journalisme de masse, monolithique, pour s’attacher à écouter une parole diverse qui confronte points de vu et expériences vécues. Je voudrais voir comment se propagent les rumeurs à Kin, et quel est leurs rôles. Conscient des limites que cela pose, j’aimerais mettre en place une émission de radio de petite portée ( peut être juste sur le parc de l’académie), qui diffuserait un programme produit dans l’espace d’exposition. Je ne me focalise pas sur ce média mais garde comme matière centrale du dispositif le son et la parole.



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