18.I.07 K passe me prendre malgré la pluie torrentielle et matinale au réveil. Une certaine idée du DESSUS : voir du dessus, voir du dessous. Il est tout de suite question de point de vue, de regard, de position du corps, de champs visuels. Le dessus comme élévation, aller haut, la chose à atteindre. K a eu une formation d’architecte d’intérieur. Les plans, il connaît, se projeter dans l’espace par le dessus fait parti du processus de travail. Parcours préparé, à pied. D’abord, le home des étudiants de l’école technique qui juxtapose l’Académie.K demande l’autorisation de monter sur le toit. Quelques étages, quelques échelles, quelques tunnels, quelques escalades… et la lumière sur le toit. 360° de vue imprenable sur Kinshasa, plutôt verte d’ici, les tours au loin. K souhaite montrer Kin sous un beau jour, pas « Kin la poubelle », mais les tours, le centre ville. il veut m’emmener en ville, le kin urbain, là où il y a le bitume. À pied jusqu’à l’Avenue 30 juin, immeuble privé avec boutiques et entreprises je crois. On monte les escaliers, arrivons sur une plate-forme plutôt vaste, aérée, aérienne, le parking,. Nous sommes encerclés par un mur qui doit environner les 2 m de hauteur, il nous empêche de voir, les immeubles sont coupés. La présence de ce mur, comme un enclos, rend le lieu complexe, porte le dessus sans l’être vraiment. Rien ne nous indique à première vue, que nous sommes en hauteur. Nous ne pouvons pas nous pencher, juste regarder ce qu’il y a haut dessus de ce mur. Les rapports d’espace qu’offre ce parking a quelque chose d’intrinsèquement dramaturgique, comme un nÅ“ud, une énigme. Je suis très surprise. Discussion sur le temps qui passe ou ne passe pas. Au jour le jour, ici et pour tous, souvent. Lobi en lingala signifie à la fois hier et demain, il est juste question de prononciation. Symptomatique de leur rapport au temps. Juste pour dire, ni hier, ni demain juste maintenant. Optimiste et fataliste à la fois, l’instant présent… du concentré. Quelques mètres plus loin nous irons dans une tour, au 12ème, ascenseur en panne, finalement c’est mieux, l’ascension par l’effort. Depuis le balcon d’une salle de réunion, on voit d’un côté, Brazza, de l’autre, le centre. C’est plus qu’une rambarde qui nous strie le regard, c’est une cage, les barreaux montent à 1m80, sûrement. Les immeubles d’à côté n’ont plus de balustrade, « ça a du être construit quand on nous a rendu notre indépendance. » D’ici on voit le parking , l’étendue. K fera des dessins de mémoire, plongée et contre plongée, ça lui va de changer de point de vue, « de ne pas dessiner toujours les choses de face ». 3 lieux, 3 points de vue, 3 manières de voir le DESSUS. Porter une ville dans ma vie …K n’est jamais sorti de kin, il n’a pas besoin de partir pour voyager, il est ici. K veut offrir un autre regard sur la réalité ; il faut montrer les réalités autrement que telles qu’elles sont… je ne retrouve pas la formulation, quelques choses de beau et de juste, sur le rôle de l’artiste. K a noté cette petite phrase bien faite, bien dite, sur un bout de papier, pour ne pas oublier. Il écrit beaucoup. Discussion sur les notes, l’écriture, la lecture. Il repartira chez lui avec Georges Perros « papiers collés » un livre de notes, d’un amoureux de la pensée jetée, de l’aphorisme. (G.T.)
Des relations humaines et de la ville en tant que lieux d’échanges, de croisement culturel et des mentalités…Il s’agit pour l’homme de donner le meilleur de lui-même. Cette proposition qui s’intitule CIEL & BETONS se veut une incitation à la responsabilité et à l’acceptation dans un regard franc par l’homme de son milieu. Assumons plutôt notre environnement au lieu de se plaindre et de s’apitoyer sur l’état délabré de notre milieu urbain.
La ville est sale, pourrie, polluée et mal barrée… Ce n’est un secret pour personne et nul n’est besoin d’en faire une chanson avec ce refrain que le kinois aime à répéter : « Kin la belle de jadis, aujourd’hui Kin la plus belle, pardon… La poubelle. »
C’est dans le souci de proposer une alternative qui n’est certes pas nouvelle du tout mais que l’on passe sous silence, consciemment hélas ! que nous avons choisi à montrer le côté de la ville qui présente l’allure d’une urbanité « montrable ».
Par ce qui précède, n’incitons nullement à l ‘imposture, nous dénonçons simplement le mal qu’il y a à entretenir la complaisance dans la crasse qu’entretiendrait ce discours des pauvres qui d’ailleurs vire au cliché. Même qu’on aura beau montrer Kin et ses habitants sous leurs plus sinistres jours, cela n’arrangera nullement les choses. Au contraire, on aura fait que ternir l’image que se fera l’étranger sur notre culture.
Voyons plutôt Kinshasa de ses hauteurs, en ne considérant que le ciel, son toit et les bétons qui l’assaillent, effrontément. Lorsque l’on aura baissé ses yeux tout éblouis, on croisera pour sur, le regard de la personne à proximité, qui volontiers, se fera l’interprète de cette ville, tout kinois qu’elle est.
Paris New York Tokyo Londres Berlin Genève Bruxelles et Kinshasa… (K.Z.)
F se présente à la « maison de passage » (ma maison à Kin) et nous partons CONCENTRÉ en poche. Il m’emmène au Grand Marché en ville comme R mais sûrement pas pour les mêmes raisons. Aujourd’hui c’est férié, anniversaire de la mort de Kabila père. Bref, les rues sont désertes, les voitures circulent peu, la ville est calme. Je trouve assez intéressant d’aller un jour férié dans un endroit qui habituellement est dense d’activités et de population. En effet, en arrivant, à pied d’ailleurs, je retrouve la même sensation qu’avec R à la fermeture du marché sauf qu’il est midi et qu’il n’y a effectivement personne. Il me parle du grand marché comme un endroit ou en effet, les gens s’accumulent, puis partent. Il semble sensible au fait que ce lieu a plusieurs vies, mais plutôt des occupants très différents en fonction du moment de la journée. La journée, ce lieu est un marché avec ce que cela implique de foule, d’habitants. La nuit cette aire, dépouillée de toute présence humaine, dans laquelle il ne reste que sa carcasse, les sheges s’approprient l’espace. Les sheges sont les enfants (plus ou moins grands) des rues de Kin, ils vivent où ils s’approprient l’endroit : cimetières marchés… Nous faisons des tours en rond, beaucoup, on s’imprègne, pour les dessins de mémoire. Le concentré, le dilaté, c’est un poumon, quelle respiration pour Kin ? il a choisi le mot CONCENTRE parce qu’il trouve que c’est symptomatique d’une ville comme Kin. Il me parle de Beach, là où j’étais avec S (et les militaires), en des mots assez proches, endroit de passage. Au milieu de ces charpentes, il me dit qu’il a l’impression d’être à l’intérieur alors que nous sommes en plein air. On essaie de percer, quelle est cette impression d’être à l’intérieur en étant à l’extérieur ? par quoi est elle fabriquée ? quelle sensation on éprouve ? une forme d’abri, quelque chose qui nous est familier, un endroit confiné. « j’aime bien vivre dans la cité, je me sens en sécurité, alors qu’ici en centre ville, quartier des affaires et ambassades, un jour comme aujourd’hui, je ne me sens pas chez moi, il n’y a personne. » Je lui demande pourquoi il a choisi de faire architecture d’intérieur : « pour reconstruire mon pays ». Quelques heures plus tard F me dira : « avec la nouvelle présidence, ils veulent reconstruire le pays, il faudrait déjà commencer par le construire. » je lui propose de faire les liens entre ce qu’on se raconte depuis ce matin et ce qu’il vient de me dire. Veut-il proposer des solutions ? à qui ? pourquoi ? et comment ? Je lui explique mon point de vue sur Kin depuis que je suis arrivée. Je remarque, que les espaces naissent par nécessité, besoins, qu’il n’existe pas forcément de structures ou d’infrastructures popur répondre à cette demande, ce qui crée l’immédiateté de kin, son urgence. On finira la discussion au bord de l’avenue 30 juin, énorme et presque disproportionnée, on s’assoit sous un parasol, avec un coca, plus qu’un abri. (G.T.)
Je suis parti au grand marché de Kinshasa (zando), tout le long de mon parcours j’ai fais un constat : quand on est dans le grand marché précisément sous le pavillon on a l’impression d’être dans un intérieur extérieur avec toutes ces bâches qui nous couvraient contre le soleil. Et cette impression de flux qu’on pouvait observer le matin et de reflux le soir ; l’ immensité d un monde dans un autre monde.Le sentier, le couloir,...pour moi exprime un parcours que l on fait d un point a un autre pour découvrir ou aboutir a qlq chose. Mais mon dispositif si j ai cherche a le placer dans un sentier c est pour aider le spectateur qui va le parcourir à réfléchir sur ce monde double. Pourquoi pas dans le désert, la montagne…seulement dans la foret, là est la question que bon nombre de gens vont se poser, précisément la foret équatoriale pcq elle a l air d un monde qui renferme un autre monde. Et c est seulement en marchant que le spectateur pourra avoir cette sensation d un monde dans un monde et y a pas mieux que marcher pour appréhender la situation. D un point de vue humain, je ne peux que dire c est tailler sa vie ou façonner son avenir. Le dispositif n est pas réservé à une catégorie de personne, mais à toute personne capable de réfléchir, bref au monde entier, et comme je l ai dis plus haut la meilleure façon de percevoir tout ces effets du dispositif n est autre que la marche donc j aurai des spectateurs actifs. Au fait si j ai placé mon dispositif le long du ptit sentie de l akdmi bordé des réverbères c est pcq normalement j devais le placer dans une foret ou y a bon nombre de sentiers pour un bon rendu. Disons que les réverbères ont servi d arbres, ainsi que les palmiers qui étaient tout autour. Mon dispositif je ne peux que le réaliser pendant la saison sèche, en occident pendant l été. A propos de matériaux la structure pourra un tout petit peu être modifiée en fonction de forets dans lesquelles on va se trouver, mais pas la bâche. Concernant le dimension du dispositif je ne peux que me referer a l ergonomie, 2,10m pour la hauteur du cadre de dispositif. Au moins 1,20m de largeur pcq étant donne qu une personne occupe a lui seul 0,60m et que y aura deux personne qui pourront se croiser dans le dispositif. Du point de vue du spectateur a l intérieur du dispositif, si le sentier est droit il aura aussi à voir un dispositif bien droit avec une perspective des cadres. De cote il ne verra que des silhouettes des arbres et tout ce qu l on trouve dans la foret. A l extérieur du dispositif nous savions tous quel effet on a quand on est dans une foret, pas assez de lumière, bref une pénombre. (F.T.)
D passe me chercher nous partons à pied, nous traversons les obsèques qui se déroulent sur 24 (du cardinal de Kin) et direction Victoire. C’est le seul pour le moment qui utilisera ses pieds pour se déplacer. Je me rends compte qu’il vit bien au-delà de Victoire et faut le trajet 2 fois par jour pour se rendre à l’Académie. Il aime marcher, dans le but de rejoindre un évènement. PROCHE est son mot. En se rapprochant des choses, il se sent concerné. Quand il est loin les choses, elles lui échappent. Il aime se rapprocher des gens, il aime la proximité. La conversation est disparate et je ne sais pas comment l’appréhender. Je ne devine pas ce qu’il veut faire ni ce qu’il veut défendre. Il passera finalement à la maison. Sur la table mon livre de Depardon (photographe français) qui s’appelle ERRANCE. Il me demande de quoi il s’agit : c’est un photographe qui a quitté le photojournalisme, pour se concentrer à ce qu’il appelle les gens qui l’entourent, simples, qui portent leur histoire. Il est parti à travers le monde, il explique comment il photographie, la manière dont il veut être proche des gens sans pour autant les identifier, qu’il aime la silhouette dans le paysage, que la distance d’avec son sujet est quasiment tout le temps la même.. En décalant le discours d’u point de vue de scénographe, l’approche est plus qu’intéressante, surtout quand on travaille sur le mot PROCHE. Il partira, Errance en poche. (G.T.)
Par rapport à mon sujet ou thème que j’avais exploité, je peux résumer en ces mots : isolation, fosse ou trou. Sa définition par rapport à l’espace, sol et sous-sol. Mon installation est fait pour plusieurs visiteurs et ça doit se trouver dans les endroits où fréquentent beaucoup de gens tels que l’église, parc. Ex : Cathédrale Notre Dame du Congo, St Pierre de Vatican à Rome etc.
Les spectateurs entreront dans mon espace, ils tourneront tout autour du trou pour mieux voir la personne qui se trouve à l’intérieur dans son entièreté pour leur recueillement et pour leur rendre curieux. Ainsi, le rétrécissement de la porte leur rendront aussi curieux et le pousseront à faire le tour du trou. Ils vont sentir qu’ils sont à l’intérieur d’une funérailles où il y a l’obscurité dont il est influencé par la couverture du sous plafond qui sera en tissu pour que la lumière artificielle ou naturelle ne soient pas longuement éclairées dans mon installation avec une seule entrée et seule sortie de trois mètres de hauteurs et ouverture de 70 ou 80 cm.
Par rapport au thème proche et le constat fait à victoire dans l’Akropolis. Ce qui m’intéresse c’est la façon de voir les personnes toujours proches l’une à côté de l’autre et la manière dont on a disposé des tables, des tabourets, ça créer cette proximité des individus qui fait que les personnes soient rapprochées les unes des autres et aussi le rétrécissement de l’espace à l’intérieur.
L’obscurité crée le rassemblement par rapport à la lumière parce que dans l’obscurité la personne est libre de faire tout ce qu’il veut sans avoir honte ou la peur même s’il y a beaucoup de personnes, il a ce courage de dire ou de faire parce qu’on se voit pas mais on s’entend seulement.
Je transpose l’expérience veçu et mon projet par rapport au rassemblement, la lumière de l’intérieur par rapport à l’obscurité ou la lumière de l’intérieur. Dans mon expérience veçue, j’ai constaté quand on est à l’extérieur y a l’envie de pénétrer à l’intérieur malgré l’obscurité. Le rapport de proximité entre la personne morte et le spectateur, sur le sol on a tendance le sous-sol. Le trou crée la distance ente la personne qui est au sol et celle qui est sous-sol. (D.K.)
J m’attend à la maison. Le mot INTERIEUR la pousse à me montrer le home des filles : la maison-dortoir des jeunes filles de l’Académie qui est située en face de la maison de passage. Visite du dortoir. Le choix d’Intérieur est venu car son sujet de fin d’études concerne les maisons pour les habitants des milieux modestes. S’en suit la visite du home des garçons, là , compartimentés. Pas de commentaires. En taxi, on file à Bandale sur le chemin on passe devant le camp militaire sur 24, elle avait demandé l’autorisation pour s’y rendre, chose qu’elle n’a pas obtenue. Elle m’explique les maisons dortoirs pour 3 familles. Le salon devient une chambre le soir. On les appelle les Salomon. (Salon et Salomon). Arrivée à bandale, les égouts sont à vue. « Quand je vois ça, je perds l’appétit. » D’abord dans un bar qui a cette particularité d’être en terrasse avec des enclos d’1m20 pour les voleurs dit-elle. Des micro-terrasses, abritées par une toile de tente. Je remarque ces minis intérieurs à l’extérieur. Elle me montre les toilettes, état qu’elle déplore. Ensuite, chez elle, dans sa maison. Présentation à la famille, on s’installe dans le salon. Elle me montre à nouveau les toilettes. Sa préoccupation concerne la chambre et les toilettes. Elle voudrait fabriquer une chambre avec des toilettes à part. Tentative d’explication de la scénographie. Je suis épuisée, n’ai plus de ressources. Je bafouille. Elle me parle finalement de son projet de muséographie quelle fait pour l’école. Je me sers de ce support, pour parler concrètement de rapports d’espace, de point de vue, de position de visiteur. Elle comprend tout, ça lui donne des idées. Elle fait parti d’un organisme qui fait de la prévention et de la sensibilisation sur les grosses non voulues et autres sujets de santé. Je lui propose que ce soit un point de départ. Son visage s’éclaire, je lui proposais une liberté de s’exprimer, elle me dit « , ‘ je ne pensais pas que le workshop permettait ça. » Les idées vont s’enclencher. La grand mère nous offre un fufu ( plat congolais) pour le dîner. Une certaine idée de l’intérieur… (G.T)
Notre thème a gravité autour de l’intérieur. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il serait souhaitable de parler de l’intérieur sans pou autant passer outre l’extérieur. Car les deux termes cohabitent et vont de pair.
interieur : situé au-dedans
extérieur : qui est au dehors.
Déroulement : tout au début de notre travail, il était question de visiter les endroits qui nous ont interpellés, un endroit qui nous dit quelque chose ou qui éveille notre attention.
Du fait, nous avions visité (4) endroits de la ville qui avaient trait à notre sujet.
Premièrement aux homes de l’académie des beaux-arts ou nous avions relevé ces faits : chez les garçons, c’est des petite pièces construites le long du terrain de foot et de basket bal et qui à leur tour, sont divisé de l’intérieur par des feuilles de multiplex servant de chambres pour garçons
Chez les filles, c’est une grande pièce avec plusieurs lits comme dans une maternité publique.
Il n y a pas d’intimité tout est ouvert à tous les occupants de la pièce y compris les visiteur de chacune.
Deuxièmement, à Bandal dans une terrasse à coté de la maison communale de Bandalungwa sur la direction qui mène vers l’arrêt de bus cromé baka yamu.
Dans cette terrasse, nous avions constaté qu’il y avait plusieurs intérieurs bien disposés dans un intérieur Ensuite dans la maison d’une vielle toujours à Bandal où les toilettes donc wc et douches font une pièce de 1m sur 2 m. Cette pièce ne peut recevoir deux personnes à la fois avec différents besoins. Quand une se lave, l(autre qui voudrai se soulager est obliger d’attendre et vis -versa . Apres cette étape de visite, on est passé à des dessins de points de vue. Ces dessins consistaient à faire différents points de vue d’une personne extérieure qui voit de l’intérieur et d’une personne intérieure ayant une vue extérieure. Nous avons pris comme espace intérieur une des paillotes de notre terrasse de bandal. c’est à partir de ces dessins de point de vue, que nous est venu, l’idée de notre ébauche nommée : maison de discrétion pour putes. Les putes à qui nous faisons allusion, sont d’une clase à part : les filles étudiantes qui se prostituent pour se prendre en charge. Leurs parents ont démissionnés de leurs responsabilités ; cette fuite de taches des parents qui constitue pour les enfants un droit est parfois liée à la situation économique de notre pays qui laisse à désirer. Ensuite, il était question pour nous de créer une ébauche pour ces professionnels de sexes : faire le choix des matériaux et l’endroit pour placer notre support. pour le choix du support (matériaux), nous avons pris les bambous à l’état brut, le tissus (banderoles) et les ficelles qui ont servi de délimitation de notre espace c’est-à -dire la limite d’approche du visiteur pour une meilleure vue. Dans le tissus nous avons fait trois choix : le pagne de la journée mondiale de la femme , la banderole blanche avec inscription blanche et la banderole de couleur noire avec même inscription : Kipe Yayo ; c’est la mauvaise économie de mon pays qui m’y pousse . Enfin, nous avons opté pour le troisième tissu et la justification pour ce choix était simple : ce travail n’est pas digne pour une femme étudiante, elle est appelée à étudier et exercer son métier. L’argent gagné par cette sale besogne, est souillé bien qu’il soulage tant soit peu. Comme lieu, nous avons pris l’avenue du 24 novembre et plus précisément à l’entrée de l’académie des beaux-arts, car elle est plus fréquentée par les autorités politiques et économiques ainsi que les parents. A part les ficelles, nous avons aussi les canevas d’eaux qui longent l’avenue qui sont les éléments pris pour délimiter notre espace. A part cette idée, nous avons eu une autre considération vues les remarques qui nous ont été faites ; nous avons pensé à une ébauche sur le boulevard fermée de tous les cotés et portant même inscriptions en grand caractère. Étant donné que la pièce sera fermée, la présence du mannequin ne sera pas nécessaire car lors de l’exposition, l’espace avait perdu son sens et a eut comme expression, espace de voyeurisme. C’est tout le monde qui a eut envie de voir la personne qui était considérée mannequin. (J.M)
B passe me prendre. FRAGMENTE est son mot-clef. Nous partons en direction de l’aérodrome de Ndolo. Longue discussion autour du mémorial et autres traces de l’histoire. Dans le vif du sujet, B expose son point de vue : il déplore l’inexistence de traces de Mobutu à Kin, il voudrait pouvoir conserver dans les mentalités et pour apprendre aux générations futures, ce qui appartient à son passé. Plus aucun monument ou nom d’avenue ne parlent de l’époque de Mobutu. Un autre regard sur Kin, son désordre, son chaos. De quelles manières des organisations implicites entre habitants et autres communes résistent et s’organisent. Plus tard je saurai pourquoi il me parle de tout ça. Nous traversons la commune de Kinshasa à pied, sous la chaleur du début d’après-midi. Commune particulière pour ses commerces de bois, de mousse et autres matériaux. Les scieries font beaucoup de bruit. « Dans ce quartier, la cacophonie m’égare. » il est le premier à marcher et à avoir un point de vue sur le parcours. Il s’égare, tel un point de vue fragmenté. Nous arrivons sur le lieu, non loin de l’aérodrome. Un crash a eu lieu il y a 10 ans, juste après le décollage. Des morts. Des amis. Cet ancien marché devenu lieu de cultures ( ?) a lissé le passé. Les souvenirs sont brisés en mille éclats. Il fait le lien avec Mobutu. Quelles traces laisse l’histoire dans l’espace ? En tant qu’archi il souhaite organisé les quartiers entre autres ceux des bidonvilles de Kigansani derrière l’aéroport de Djili où les constructions sont anarchiques. « Les habitants ne veulent plus entendre parler du mot évolution » je lui propose de faire des dessins et photos des lieux qui sont fragmentés, que l’on sent e ce point de vue dans ces images, que l’éclaté apparaisse à l’image sans être obligé de le deviner ou de connaître l’histoire. Il commencera à penser un dispositif. Retour à pied, photo souvenir de nous, au chaud. (G.T)
dans l’attente d’une note d’intention : dispositif parlant des différences sociales proposant au visiteur de penetrer des espaces, d’abolir des frontières, de prendre position, de changer de point de vue. (G.T)
S passe me chercher à la maison. Il avait choisi la thématique de l’INFINI . Il décide de m’emmener dans deux endroits non loin l’un de l’autre. Nous partons à pied pour le cimetière de la Gombe. Il est surveillé par des militaires à qui nous expliquons brièvement le propos de notre visite. Ils nous laissent enter, escortés par un de ses agents. Nous pouvons observer. S me parle de la mort, qu’il s’agit pour lui de quelque chose d’infini, qui n’a pas de limite. En réalité il m’a amené dans le lieu qui représente l’infini et non dans un espace infini. Les pierres tombales obstruent notre regard. Il comprend vite que nous ne pouvons parler de l‘infini sans parler de la saturation. Nous cherchons alors des points de vue dans ce cimetière, là où le regard se faufile, s’échappe entre les obstacles. Expériences dans l’espace. Discussion avec les militaires. Nous prenons plusieurs photos avec autorisation négociée. J’explique à S : la manière dont on prend une photo est déjà un geste de scénographe. Prendre une photo exige de faire des choix de cadrages, de distance, de point de vue. C’est déjà une manière d parler de la place du spectateur, du regard, en image. Nous avons pu analyser l’idée de l’infini et sa concrétisation. Nous partons ensuite pour le fleuve. C’est à côté de la gare centrale. Taxi. Nous pénétrons l’enceinte Beach, marchons, avançons. S m’a emmené ici pour me parler de l’étendue du fleuve Congo. Nous nous approchons au bord. S demande l’autorisation de photographier, choses qui lui est autorisée. Il cadre et nous sommes interpellés par le chef de la police fluviale. Nous sommes au mauvais endroit, à la frontière, Brazzaville est en face nous aurions dû nous signaler, on aurait du être contrôler par des agents, de plus je suis expatriée, ce qui n’est pas fait pour arranger nos affaires. S’en suit procès-verbal, amende. 2 h pour finir par lui acheter qq bières. J’ai fait une erreur je ne savais pas où nous étions, je n’ai pas analyser les enjeux de ce lieu. Il semblerait que cet endroit ne soit pas conseillé pour une mundele (blanche) en tout cas pas dans ces conditions... En sortant du bureau, il nous laisse photographier l’horizon et nous escorte au taxi. Après midi complexe. Je me fais la réflexion que S m’a emmenée dans des endroits peu communs, en marge sociale et territoriale. (G.T)
INTRODUCTION
Avant tout commencer, j’ai choisi le thème : « Infini » qui nous a amenés à effectuer des visites dont j’ai choisi personnellement le lieu comme le cimetière de la Gombe et le fleuve Congo pour illustrer le thème infini. Nous sommes allés au cimetière qui n’est pas un endroit infini mais qui parle en quelque sorte de la mort qui est une chose infinie dont j’ai expérimenté par la mort de mes parents et par là , j’ai trouvé que Dieu ayant créer le monde a aussi fait la mort qui soit infini juste qu’à la fin du monde. En suite pour illustrer le thème « infini » nous sommes allés au fleuve Congo toujours pour trouver l’espace qui parle de l’infini et qui est aussi l’infini aux yeux ou au point de vue.
• Etat de lieu du fleuve Avant tout, le lieu se situe dans la commune de la Gombe à la ville de Kinshasa plus précisément au beach Ngobila. Nous avons eu des difficultés pour explorer le lieu car nous avions été interpellés par les agents de la DGM (Direction Générale de Migration) et nous avions eu à payer une somme de 5 $ US pour avoir l’accès au port et de prendre des images à cause d’une personne étrangère (blanche) Géraldine. Et à la fin de compte nous avons quand même pris des photos du fleuve qui pourraient illustrer l’infini.
• Problématique Par rapport à l’état de lieu, j’ai constaté que l’infini s’explique facilement aussi le tourbillon qui se forme dans le fleuve explique d’une manière l’esprit de l’infini. Qu’est-ce qui m’a poussé à choisir le thème « infini » ? C’est à partir de la divinité qui est infini en créant l’univers, il nous a caché la limite de sa miséricorde et de sa grandeur
• La note d’intention Par rapport à mon objectif, j’ai trouvé une solution après s’être inspiré des bouquins et d’autres personnes, de présenter mon thème de scénographie comme étant une architecture.
1. De créer un espace infini (infini teçimal) 2. D’avoir un rapport d’espace à partir du fleuve ayant un point de vue sans tenir compte de la limite. Et en tenant aussi compte du contraire de l’infini (borné) et le manque d’arrêt du point de vue. 3. Avoir un statut : • La vision, dessin d’illustration des personnages à l’échelle réduite et d’un dispositif d’un espace donné qui est l’Académie des Beaux Arts. • La perception visuelle (le point de vue de l’observateur) • La réflexion (par rapport à l’espace et l’emplacement de l’observateur (200 m dessin) • L’imagination (dessin illustratif de la scène dans un espace) • Permettre aux observateurs de voir loin à travers un ou plusieurs points de vues
2iè étape : Le dispositif A partir des bambous créer un dispositif qui à la forme du tourbillon ou encore un pyramide couverte d’une bâche trouée de part et d’autre pour permettre une perception lointaine d’un espace cadré et donner la place intérieure à l’observation et à l’intérieur du dispositif. Il a la sensation de la : • Concentration • Méditation • Contemplation
Faire une maquette à l’échelle réduite et à 100% sans oublier d’estimer la jauge du dispositif (3 à 5 personnes) au tour de rôle. Réel endroit hors de l’Académie des Beaux Arts ou de l’Afrique. • Basilique Saint Pierre en Italie • Désert du Ghana et du Kalahari. Le dispositif doit résister aux intempéries. L’abri sera un « dispositif déplaçable », avoir un confort, la sécurité, etc. et la maquette précédera la restitution.
Vu toutes ces étapes d’expérimentation ou de processus d’évolution, d’échange d’idée, j’ai résolu de construire mon dispositif à l’échelle 100 % pour palper et exprimer « l’infini teçimal » dans un espace borné.
Construction du dispositif Matériaux • Bambous • Clous • Sachets ou bâches • Scotch A partir de ces matériels, j’ai emprunté la forme du tourbillon et d’une montagne qui de la base au sommet trouée. La structure ou gîtage en bambous, couvert d’un sachet noir percé d’une infinité des trous pour donner à chaque spectateur un point de vue et pouvoir voir l’horizon en l’infini de sa manière et donner un aspect noir, sombre à l’intérieur et focaliser la vision à travers un trou et voir l’espace infini à travers ces trous. (S.M)
je rencontre A à l’académie il a choisi le thème du DESSOUS. Nous partons pour Bandale. Il m’emmène sous le pont Makelele. Ce pont relie deux communes Bandale et Kitambo séparés par une rivière. En lingala (langue parlée à kin) le dessous se dit « YA SE « ya voulant dire « appartenance » et se « bas » (en « lingala codé » c’est-à -dire en argot, il s’agit aussi du sexe de la femme). il a choisi ce pont puisqu’il comporte des activités en dessous. En effet nous nous y rendons, et l’on peut voir une terrasse, des enfants, des gens de passage.nous croisons une rivière au travers de notre chemin. Un pont a été improvisé avec de la tôle. Ce pont a un propriétaire su r l’autre rive qui attend son droit de passage. 100 Frs congolais. Je demande à A, à qui appartient la rivière ? aux deux communes me dit-il. et le pont ? à lui . c’est comme le fleuve Congo d’un côté, il appartient à la RDC et l’autre au Congo, c’est une frontière naturelle me dit-il. c’est bien plus qu’une frontière naturelle d’ailleurs, elle est belle et bien géopolitique. je lui dis qu’à mon sens une frontière n’appartient à personne, c’est un no man’s land. De toute façon, une frontière, on ne fait que la traverser, on n’y stagne jamais. En marchant, il se dit déçu de n’être pas autorisé à prendre des photos car il a acheté il y a deux jours un appareil pour touriste comme il dit. Quelle est la différence entre une photo de touriste et une photo d’artiste ? le touriste se souvient, l’artiste se documente selon. On expérimente et mémorise quelques points de vue dans l’espace : sous le pont, sur le pont, à côté, le regard toujours dirigé vers l’endroit où on est pas. Parce qu’avec le pont, c’est dessus-dessous mais aussi dedans-dehors. Il fera donc des dessins de mémoire du pont de différents points de vue ainsi qu’une carte vue du dessus, pour parler de ces couches. Le deuil d’un sportif interrompt notre marche. On se retire sur une terrasse, car une mundele qui croise un cortège de quelques centaines de personnes peut crée un dérangement. Au calme, A me demande « pourquoi les noirs se sentent toujours en DESSOUS des blancs ? » Je me rends compte qu’il faut toujours un temps assez long pour parler en profondeur, pour discuter du choix de leur mot et qu’il n’est jamais uniquement pour parler d’espace. Discussion. Nous partons et il me parle d’un immeuble en ville (Gombé) qui comporte 35 étages au dessus et 19 en dessous. Nous n’irons pas. Sur le chemin retour, je lui demande comment il a appréhendé le travail. C’est 5 minutes avant de se quitter qu’il me sort une feuille sur laquelle est inscrite la définition du dictionnaire de dessous, avec ses dérivés, « en dessous d’une personne », une définition de la scénographie comme conception de l’espace théâtral. A qui veut-il s’adresser ? « pourquoi aux états unis il y a des ghettos pour les noirs ? » A on fait une photo de nous pour se souvenir… (G.T)
dans l’attente d’une note d’intention : projet d’espace impliquant le visiteur à se questionner sur le progrès.
D m’emmène avec son idée du LOINTAIN dans un endroit surprise dit-il. une marche, deux taxis et re-marche. Nous arrivons à Mimosa pompage chez tintin. Un endroit pour mundele pour admirer le fleuve, sauf que nous sommes les seuls, jour férié oblige. On nous installe une table au bord de l’eau. Le fleuve et de l’autre côté Brazza. Juste devant nous, une île qui appartient à la RDC pour les uns, au Congo pour les autres. Il dépendra d’où l’on est. On ne sait pas trop. D m’a emmené ici, pour être loin de Kin, isolé, retiré. « Loin est l’endroit où je ne suis pas allé ». un endroit sans limites. Le lointain est un but à atteindre. il aime marcher, regarder les gens à l’horizon. Il y a quelque chose là -dedans d ‘éphémère qui lui plait. « la déambulation peut créer l’émotion ou le contact avec les gens. » Avec la distance, son regard ne les dérange pas, ils n’ont pas la conscience d’être observés. Ils sont donc sincères. Il voit la liberté de la personne. Je lui demande ce qui empêche la liberté : l’autorité, l’état. Je lui propose pour la prochaine fois de dessiner des scénettes qu’il aime observer qu’on perçoive le contexte et surtout la place depuis laquelle il observe. (G.T)
face aux enfants qui manquent des stuctures de distraction, le point de départ pour ma recherche etait une profonde observation sur leurs comportements et sur l’environnement qui souffre d’une pollution liée au non recyclage des certains objets
d’ou l’idée de monter un kit demontable avec des objets trouvable facilement a la maison ou a la cité
il s’agit notamment d’une longueur de fil assez epaisse et souple des couvercles en plastiques trouées en surface , des recipients ou bidon usagés pour lait des beautés en plastiques,troées depart et d’autres pour faire passez le fil, qu’on raccorde a des poteaux introduire une tige au dessus du recipient et il suffit de se placer a une certaine distance pour y lancer les couvercles qui doivent entrer dans la tige.(D..N)
Rendez vous avec F & R qui ont tous les deux choisi « l’espace PUBLIC ». nous partons en taxi dans la direction de Bandale, il nous dépose au terminus et nous marchons dans les rues. F est très attiré par les terrasses de Bandale surtout la nuit, le quartier prend une autre vie. Selon F l’espace public existe dès lors qu’il y a u évènement , une fonction, une activité qui rassemble. À Bandale me dit-il, le soir, les gens sortent d de foule e chez eux. Il nomme l’espace privé. Le lieu public est un lieu qui rassemble, mais la notion est indispensable. Vu du dessus, l’espace public est infini, dans lequel est contenu des micro espaces privés (je fais un schéma, un plan et réalise aussitôt que c’est un bon exercice pour l’étudiant de projeter en carte, le public et privé, ce qui l’oblige à faire des choix de proportions et de frontières) . je lui demande ce qui l’attire pour pénétrer un lieu : « l’architecture, son aspect, le bruit, la foule, la lumière dans la nuit. » F a des préoccupations sur la fonctionnalité des choses, il a commencé le parcours en montrant un stand de brochettes fixe et qu’il souhaiterait qu’il se déplace. Il me propose tout de suite de faire un accessoire sur roulettes qui permettrait à tout client qui le souhaite de se procurer des brochettes. Nous poursuivons la discussion et parle d’une notion qui pourrait être le « public démocratique », comment des gens de classes différentes peuvent fréquenter un même lieu. Nous nous asseyons à une terrasse en hauteur dans le prolongement de la rue depuis laquelle nous pouvons observer le site. Ils me demandent la différence qu’il peut y avoir entre la scénographie et l’architecture d’intérieure. L’architecte conçoit des espaces fonctionnels, décoratifs, confortables. Le scénographe propose des espaces porteurs de significations, il a un point de vue critique sur l’environnement qui l’entoure et tente de le signifier dans les volumes et les rapports d’espaces. Je pense aussi que le scénographe propose de l’éphémère qui est inscrit ici et maintenant.R aussitôt me questionne sur ma différence entre performance et scénographie. Le matériau de la performance est le corps, celui du scénographe est l’espace. Ces débats sont compliqués surtout que parfois, je ne suis pas si sûre du cloisonnement de chaque discipline. Quand je suis chez moi, je peux passer plusieurs jours a disposer tel objet à côté de tel autre parce qu’ensemble ils peuvent fabriquer du sens, une histoire, comment la lumière se dépose sur eux… et dans ce cas, quelle différence avec celui qui est architecte ou décorateur d’intérieur ? Je propose à F de dessiner ce qu’il voit depuis cette terrasse. Un croquis, appliqué, juste en proportions. Nous sommes en plongée avec une balustrade qui évite que l’on tombe et une colonne à notre droite pour porter le plafond. Il les omet et je lui demande pourquoi il ne dessine pas ces éléments qui structurent ce qu’il voit. Il repends son croquis et on se rend compte d’un coup que ces trois éléments (plafond – barrière – colonne) indiquent la place à laquelle je suis, depuis laquelle je regarde. C’est un des outils que le scénographe utilise, le dessin de point de vue. (G.T)
Dans l’attente d’une note d’intention : projet pour un évènement nocturne de divertissement autour du Judo (G.T)
Avec T et S, nous partons à travers Lingwala. direction le camp militaire de Lufungula pour parler du SATURE. Ils ont la même conception des choses, ils se sont concertés. Le saturé, c’est la saleté. Vivre dans des conditions insalubres les dépasse. Ils veulent m’emmener à l’intérieur des immeubles pour me montrer comment les gens vivent. C’est trop et je ne suis pas sûre de l’importance de cette visite pour l’exercice. ils ont davantage une idée du saturé plutôt que son image. J’ai du mal à cerner leurs envies. La saleté les révolte, nous verrons . (G.T)
Dans l’attente d’une note d’intention : dispositif perceptif (travail de lumière et de texture) à travers lequel le visiteur s’interrogera sur le cycle de la vie. (G.T)
ESPACE PUBLIC Je prends un taxi avec R nous rendons en ville au grand marché qui est effectivement très grand. Il est 17 h, c’est plus ou moins la fermeture, les stands se ferment. R me fait parcourir les allées, plus ou moins étroites, plus ou moins désertes. Nous y sommes resté près d’une heure. Ce qui touche R c’est le fait que ce lieu a une histoire différente en fonction de a journée. Il évolue : le matin tôt, l’installation, puis la visite les habitants viennent faire leur marché, ils rangent, les structures, des tasseaux de bois restent en place. Il y a quelque chose du cimetière ici, on sent qu’il y a eu du passage, il ne reste que l’armature, le squelette, comme un bateau auquel il ne reste que la carcasse. Je donne mon impression selon laquelle cet endroit est poreux, il se marie avec la ville, on n’en voit pas ses limites, c’est immense. Nous n’avons pas eu le temps d’avoir des autorisations de photographier, de plus les trois jours qui viennent sont fériés, inutile d’attendre. Je prends cette contrainte comme un exercice et propose à R de bien observer ce qui l’entoure et en rentrant, de faire 3 croquis du même point de vue avec les différentes évolutions de la journée. Nous rentrons à pied, traversons le camp de policier de Lingwala, une trentaine de minutes. (G.T)
Dans l’attente d’une note d’intention : performance nocturne. procession.
B et F m’emmènent à Victoire, au rond-point, pour deux thèmes opposés : FIXE & EN MOUVEMENT. B pense l’homme fixe par rapport à la terre qui tourne sur elle-même. L’homme fixe comme sédentaire. B me montre la rue : les commerces sont des endroits privés et publics à la fois, c’est-à -dire que le commerce est devant et la maison est derrière. Place victoire, il a choisi la tour des artistes qui est un peu excentrée, il prend position et me montre le quasi 360° qui s’offre à nous. Cette tour comme point de rotation où tout gravite autour, alors qu’il semblerait qu’ici tout gravite autour du rond-point et non de cette tour. Alors je lis entre les lignes, que peut être le point de rotation est lui-même, que les choses tournent autour, qu’il n’est pas forcément stagnant mais peut être en mouvement lui-même. Je lui propose de faire une série de dessins où il expérimente points de vue et cadrages qui lui permettront d’ouvrir le débat sur peut être « quel est mon point de vue sur le monde ? » (G.T)
Dans l’attente d’une note d’intention : travail porté sur la sensibilisation à la lecture. (G.T)
15.I.07 Jour férié pour le deuil du cardinal qui se déroule avenue 24. H me rencontre dans le jardin de l’Académie. il a choisit le mot PANORAMIQUE et me montre quelques points de vue. Il m’indique où regarder, entre quels arbres, la nature l’attire. Je me rends compte qu’il a saisi la manière dont il fallait regarder mais il n’a pas choisi des lieux d’où le point de vue était panoramique. Tel était l’exercice. Il en existe des tas d’endroits à kin, depuis n’importe quelle terrasse un peu couverte, depuis certaines terrasse de maisons notamment celles des camps militaires derrière Gombé… Bref, on continue notre route, il n’a pas vraiment préparé notre entretien. Je lui demande de son point de vue d’architecte d’intérieur, si un client lui demande qqch. de panoramique, que proposerait-il ? de façon extrêmement explicite, il me décrit un intérieur depuis lequel on voit la nature cadrée par une ouverture, une fenêtre. Il a nommé lors de sa description : horizon, point de vue, cadrage, mouvement, limites. Le mouvement de la chose que l’on regarde semble être une chose importante. Le vent dans les arbres etc. je lui parle de ce qu’est un belvédère en architecture. Souvent un intérieur depuis lequel on nous propose une vue sur l’extérieur, en général, un beau paysage. il est quelquefois perdu face à la demande. Quelle différence entre archi et scéno ? en scéno, on peut donner l’impression du belvédère sans y être pour autant à l’intérieur ou en construire un. Ce qui est intéressant, ce n’est pas le belvédère en lui même mais bien ce qu’il propose. Si le panoramique est un élément qui l’intéresse, il va falloir se demander pourquoi et surtout quoi montrer. Je lui propose un tour à la maison pour lui montrer qq images et notamment nous cherchons sur Wikipédia (encyclopédie sur internet) la définition de PANORAMIQUE : « panoramique au cinéma / le panoramique est un autobus » de quoi rebondir. Je montre une séquence que j’ai filmée à la villette (Paris), d’un point fixe, au bord du canal, parallèle, je cadre, une péniche passe. Je lui montre un catalogue « le musée du point de vue » Jean-Daniel Berclaz, format panoramique, des photos, elles le font parler. Je lui propose pour la prochaine fois de dessiner, le plus possible, de prendre du recul sur ce que nous disions et me proposer une série du vues, de cadrage, de dispositifs. (G.T)
dans l’attente d’une note d’intention : dispositif proche du belvédère accueillant une pièce de théatre.
Avec T et S, nous partons à travers Lingwala. direction le camp militaire de Lufungula pour parler du SATURE. Ils ont la même conception des choses, ils se sont concertés. Le saturé, c’est la saleté. Vivre dans des conditions insalubres les dépasse. Ils veulent m’emmener à l’intérieur des immeubles pour me montrer comment les gens vivent. C’est trop et je ne suis pas sûre de l’importance de cette visite pour l’exercice. ils ont davantage une idée du saturé plutôt que son image. J’ai du mal à cerner leurs envies. La saleté les révolte, nous verrons. (G.T)
dans l’attente d’une note d’intention : proposition d’un espace animé (acteurs) demontrant que l’insalubrité cotoie le quotidien. (G.T)
B et F m’emmènent à Victoire, au rond-point, pour deux thèmes opposés : FIXE & EN MOUVEMENT. F à son tour exprime son choix de la Victoire qui est le centre géographique ou plutôt artériel de kin. Toutes les voies convergent en un point : victoire. « En tant qu’homme, si on ne bouge pas, on est rien ». il me parle du mouvement d’un point de vue conceptuel, l’idée. Je lui demande si un espace peut provoquer le mouvement ? cette question le laisse carrément songeur. Je lui parle de cette installation de Richard Long que j’ai vu il ya peu à Berlin (Hamburger Banhof) : Circle. Au sol étaient disposés des fragments de pierres plates, noires, satinées, qui constituaient un cercle de qq mètres de diamètre. Originellement j’avais pensé au désert de pierres de Doolin en Irlande (Burren) qui est une vaste étendue de blocs karstiques argentés, les clints parcourus par d’étroites fissures, les grykes… Pour info. Bref ces pierres étaient disposées au sol, s’autant limitant, un cercle. Cette sculpture-instalation imposait au visiteur de tourner autour, se posant la question de savoir s’il fallait marcher dessus ou pas. F est devenu archi d’intérieur pour embellir Kin. « à Kin il y a pleins d’espaces abandonnés. » « l’homme crée le milieu et vice-versa ». (G.T)
dans l’attente d’une note d’intention : proposition d’un évènement spectaculaire qui vis à rassembler les spcateurs autour d’une danse. ( G.T)