D passe me chercher nous partons à pied, nous traversons les obsèques qui se déroulent sur 24 (du cardinal de Kin) et direction Victoire. C’est le seul pour le moment qui utilisera ses pieds pour se déplacer. Je me rends compte qu’il vit bien au-delà de Victoire et faut le trajet 2 fois par jour pour se rendre à l’Académie. Il aime marcher, dans le but de rejoindre un évènement. PROCHE est son mot. En se rapprochant des choses, il se sent concerné. Quand il est loin les choses, elles lui échappent. Il aime se rapprocher des gens, il aime la proximité. La conversation est disparate et je ne sais pas comment l’appréhender. Je ne devine pas ce qu’il veut faire ni ce qu’il veut défendre. Il passera finalement à la maison. Sur la table mon livre de Depardon (photographe français) qui s’appelle ERRANCE. Il me demande de quoi il s’agit : c’est un photographe qui a quitté le photojournalisme, pour se concentrer à ce qu’il appelle les gens qui l’entourent, simples, qui portent leur histoire. Il est parti à travers le monde, il explique comment il photographie, la manière dont il veut être proche des gens sans pour autant les identifier, qu’il aime la silhouette dans le paysage, que la distance d’avec son sujet est quasiment tout le temps la même.. En décalant le discours d’u point de vue de scénographe, l’approche est plus qu’intéressante, surtout quand on travaille sur le mot PROCHE. Il partira, Errance en poche. (G.T.)
Par rapport à mon sujet ou thème que j’avais exploité, je peux résumer en ces mots : isolation, fosse ou trou. Sa définition par rapport à l’espace, sol et sous-sol. Mon installation est fait pour plusieurs visiteurs et ça doit se trouver dans les endroits où fréquentent beaucoup de gens tels que l’église, parc. Ex : Cathédrale Notre Dame du Congo, St Pierre de Vatican à Rome etc.
Les spectateurs entreront dans mon espace, ils tourneront tout autour du trou pour mieux voir la personne qui se trouve à l’intérieur dans son entièreté pour leur recueillement et pour leur rendre curieux. Ainsi, le rétrécissement de la porte leur rendront aussi curieux et le pousseront à faire le tour du trou. Ils vont sentir qu’ils sont à l’intérieur d’une funérailles où il y a l’obscurité dont il est influencé par la couverture du sous plafond qui sera en tissu pour que la lumière artificielle ou naturelle ne soient pas longuement éclairées dans mon installation avec une seule entrée et seule sortie de trois mètres de hauteurs et ouverture de 70 ou 80 cm.
Par rapport au thème proche et le constat fait à victoire dans l’Akropolis. Ce qui m’intéresse c’est la façon de voir les personnes toujours proches l’une à côté de l’autre et la manière dont on a disposé des tables, des tabourets, ça créer cette proximité des individus qui fait que les personnes soient rapprochées les unes des autres et aussi le rétrécissement de l’espace à l’intérieur.
L’obscurité crée le rassemblement par rapport à la lumière parce que dans l’obscurité la personne est libre de faire tout ce qu’il veut sans avoir honte ou la peur même s’il y a beaucoup de personnes, il a ce courage de dire ou de faire parce qu’on se voit pas mais on s’entend seulement.
Je transpose l’expérience veçu et mon projet par rapport au rassemblement, la lumière de l’intérieur par rapport à l’obscurité ou la lumière de l’intérieur. Dans mon expérience veçue, j’ai constaté quand on est à l’extérieur y a l’envie de pénétrer à l’intérieur malgré l’obscurité. Le rapport de proximité entre la personne morte et le spectateur, sur le sol on a tendance le sous-sol. Le trou crée la distance ente la personne qui est au sol et celle qui est sous-sol. (D.K.)



