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JUDITH MASUMU - dimanche 27 mai 2007 à 14h31 par Géraldine Trubert

J m’attend à la maison. Le mot INTERIEUR la pousse à me montrer le home des filles : la maison-dortoir des jeunes filles de l’Académie qui est située en face de la maison de passage. Visite du dortoir. Le choix d’Intérieur est venu car son sujet de fin d’études concerne les maisons pour les habitants des milieux modestes. S’en suit la visite du home des garçons, là, compartimentés. Pas de commentaires. En taxi, on file à Bandale sur le chemin on passe devant le camp militaire sur 24, elle avait demandé l’autorisation pour s’y rendre, chose qu’elle n’a pas obtenue. Elle m’explique les maisons dortoirs pour 3 familles. Le salon devient une chambre le soir. On les appelle les Salomon. (Salon et Salomon). Arrivée à bandale, les égouts sont à vue. « Quand je vois ça, je perds l’appétit. » D’abord dans un bar qui a cette particularité d’être en terrasse avec des enclos d’1m20 pour les voleurs dit-elle. Des micro-terrasses, abritées par une toile de tente. Je remarque ces minis intérieurs à l’extérieur. Elle me montre les toilettes, état qu’elle déplore. Ensuite, chez elle, dans sa maison. Présentation à la famille, on s’installe dans le salon. Elle me montre à nouveau les toilettes. Sa préoccupation concerne la chambre et les toilettes. Elle voudrait fabriquer une chambre avec des toilettes à part. Tentative d’explication de la scénographie. Je suis épuisée, n’ai plus de ressources. Je bafouille. Elle me parle finalement de son projet de muséographie quelle fait pour l’école. Je me sers de ce support, pour parler concrètement de rapports d’espace, de point de vue, de position de visiteur. Elle comprend tout, ça lui donne des idées. Elle fait parti d’un organisme qui fait de la prévention et de la sensibilisation sur les grosses non voulues et autres sujets de santé. Je lui propose que ce soit un point de départ. Son visage s’éclaire, je lui proposais une liberté de s’exprimer, elle me dit « , ‘ je ne pensais pas que le workshop permettait ça. » Les idées vont s’enclencher. La grand mère nous offre un fufu ( plat congolais) pour le dîner. Une certaine idée de l’intérieur… (G.T)

Notre thème a gravité autour de l’intérieur. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il serait souhaitable de parler de l’intérieur sans pou autant passer outre l’extérieur. Car les deux termes cohabitent et vont de pair.
- interieur : situé au-dedans
- extérieur : qui est au dehors. Déroulement : tout au début de notre travail, il était question de visiter les endroits qui nous ont interpellés, un endroit qui nous dit quelque chose ou qui éveille notre attention. Du fait, nous avions visité (4) endroits de la ville qui avaient trait à notre sujet. Premièrement aux homes de l’académie des beaux-arts ou nous avions relevé ces faits : chez les garçons, c’est des petite pièces construites le long du terrain de foot et de basket bal et qui à leur tour, sont divisé de l’intérieur par des feuilles de multiplex servant de chambres pour garçons
- Chez les filles, c’est une grande pièce avec plusieurs lits comme dans une maternité publique. Il n y a pas d’intimité tout est ouvert à tous les occupants de la pièce y compris les visiteur de chacune. Deuxièmement, à Bandal dans une terrasse à coté de la maison communale de Bandalungwa sur la direction qui mène vers l’arrêt de bus cromé baka yamu.

Dans cette terrasse, nous avions constaté qu’il y avait plusieurs intérieurs bien disposés dans un intérieur Ensuite dans la maison d’une vielle toujours à Bandal où les toilettes donc wc et douches font une pièce de 1m sur 2 m. Cette pièce ne peut recevoir deux personnes à la fois avec différents besoins. Quand une se lave, l(autre qui voudrai se soulager est obliger d’attendre et vis -versa . Apres cette étape de visite, on est passé à des dessins de points de vue. Ces dessins consistaient à faire différents points de vue d’une personne extérieure qui voit de l’intérieur et d’une personne intérieure ayant une vue extérieure. Nous avons pris comme espace intérieur une des paillotes de notre terrasse de bandal. c’est à partir de ces dessins de point de vue, que nous est venu, l’idée de notre ébauche nommée : maison de discrétion pour putes. Les putes à qui nous faisons allusion, sont d’une clase à part : les filles étudiantes qui se prostituent pour se prendre en charge. Leurs parents ont démissionnés de leurs responsabilités ; cette fuite de taches des parents qui constitue pour les enfants un droit est parfois liée à la situation économique de notre pays qui laisse à désirer. Ensuite, il était question pour nous de créer une ébauche pour ces professionnels de sexes : faire le choix des matériaux et l’endroit pour placer notre support. pour le choix du support (matériaux), nous avons pris les bambous à l’état brut, le tissus (banderoles) et les ficelles qui ont servi de délimitation de notre espace c’est-à-dire la limite d’approche du visiteur pour une meilleure vue. Dans le tissus nous avons fait trois choix : le pagne de la journée mondiale de la femme , la banderole blanche avec inscription blanche et la banderole de couleur noire avec même inscription : Kipe Yayo ; c’est la mauvaise économie de mon pays qui m’y pousse . Enfin, nous avons opté pour le troisième tissu et la justification pour ce choix était simple : ce travail n’est pas digne pour une femme étudiante, elle est appelée à étudier et exercer son métier. L’argent gagné par cette sale besogne, est souillé bien qu’il soulage tant soit peu. Comme lieu, nous avons pris l’avenue du 24 novembre et plus précisément à l’entrée de l’académie des beaux-arts, car elle est plus fréquentée par les autorités politiques et économiques ainsi que les parents. A part les ficelles, nous avons aussi les canevas d’eaux qui longent l’avenue qui sont les éléments pris pour délimiter notre espace. A part cette idée, nous avons eu une autre considération vues les remarques qui nous ont été faites ; nous avons pensé à une ébauche sur le boulevard fermée de tous les cotés et portant même inscriptions en grand caractère. Étant donné que la pièce sera fermée, la présence du mannequin ne sera pas nécessaire car lors de l’exposition, l’espace avait perdu son sens et a eut comme expression, espace de voyeurisme. C’est tout le monde qui a eut envie de voir la personne qui était considérée mannequin. (J.M)


 
 


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