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Les 800 et plus d’Elsa - mercredi 24 février 2010 à 13h24 par Elsa Macaret

Voici la version initiale de mon texte :

Texte de présentation (état au 30.11.09)

J’ai plusieurs noms et un visage.
Je suis prévisible.
Je suis reconnaissable.
En apparence.
Je suis mon propre outil, comme noms et comme images, comme sons et comme lumière.
Les autres sont dans mon travail parce que sans eux je ne suis qu’une boîte à outils.
Je travaille depuis un bout de temps.
Je réfléchis depuis peu.
Parfois les deux ne font qu’un.
Je suis devenue féministe un jour de colère, et plus tard ça m’a fait penser.
Ca m’a fait penser que je suis devenue artiste un jour d’excentricité, et que plus tard ça m’a fait penser.
Je ne sais pas aujourd’hui comment vivre sans ça.
Je n’apporte rien à l’art, c’est lui qui me permet,
il me permet toutes les fantaisies essentielles.
Il m’apporte un statut social, un rôle, le droit d’avoir besoin d’avoir envie de penser.
C’est pour ça qu’il m’est important de le nommer.
Je suis performeuse, sans hasard et sans précision.
Je me pose des questions sur la grande et la petite mort, tout ce qui ne vit plus autour de cet instant T qu’est la performance.
Je suis obsédée par le montage sous toutes ses formes, parce que c’est là que je trouve la difficulté ;
j’ai souvent l’impression de ne pas savoir assembler.
Je suis naïve.
Je crois profondément qu’il est possible de combattre le pouvoir en le singeant.
Je crois aussi qu’il faut utiliser les traditions pour les rendre monstrueuses.
Je crois pouvoir donner un point de vue,
que ce point de vue soit un espace,
que parfois il se déploie et se déforme pour devenir un lieu qui laisse la place à d’autres points de vue.


Voici les commentaires de Mr T : Je pense que c’est bien.
Ca dit des choses qui sont à la fois poétiques et concrètes (poésie concrètes ?).

Mais je suis moins convaincu par les deux dernières :

“Je crois aussi qu’il faut utiliser les traditions pour les rendre monstrueuses.
Je crois pouvoir donner un point de vue, que ce point de vue soit un espace,
que parfois il se déploie et se déforme pour devenir un lieu qui laisse la place à d’autres points de vue”.

Pour ce qui est de la première, elle est trop floue en usant de mots trop précis pour dire réellement quelque chose : "traditions" ? "monstrueuses" ? Elle a soit besoin d’être clarifiée par d’autres phrases, soit reformulée, soit retirée car elle n’apporte pas grand chose à ce qui précède en l’état.

La deuxième mériterait une autre "formulation problématique" :) pour se tenir.

Tout le reste me paraît très intéressant. Je me demande s’il ne faudrait pas commencer l’interview par cette chose. Qu’on puisse lire ça et qu’ensuite l’interview commence. Ça aurait au moins le mérite de dire qu’il y a forcément un écart entre ce qui est et ce qui est commenté. Histoire d’avoir un référent quelque part ?

Voici la version avec les corrections de PM (je préfère la mienne pour l’instant)

J’ai plusieurs noms et un visage.
Je suis prévisible.
Je suis reconnaissable.

En apparence.

Je suis mon propre outil, comme noms et comme images, comme sons et comme lumière.
Les autres sont dans mon travail parce que sans eux je ne suis qu’une boîte à outils.

Je travaille depuis un bout de temps.
Je réfléchis depuis peu.
Parfois les deux ne font qu’un.
Je suis devenue féministe un jour de colère.
Plus tard ça m’a fait penser.
Ca m’a fait penser que
je suis devenue artiste un jour d’excentricité. et que
Plus tard ça m’a fait penser.
Je n’apporte rien à l’art. c’est lui qui me permet,
Il me permet toutes les fantaisies essentielles
Il m’apporte un statut social, un rôle,
Et le droit d’avoir besoin d’avoir envie de penser.
C’est pour ça qu’ Il m’est important de le nommer.
Je suis performeuse, par hasard mais avec précision.
Je me pose des question sur La grande et la petite mort m’inquiètent,
tout ce qui (ne) vit (plus) autour de cet instant T qu’est la performance.

Je suis obsédé par le montage sous toutes ses formes, parce que C’est là que je trouve la difficulté ;
Mais j’ai souvent l’impression de ne pas savoir assembler.
Je suis naïve.

Je crois profondément qu’il est possible de combattre le pouvoir en le singeant.
Je crois aussi qu’il faut utiliser les traditions pour les rendre monstrueuses.
Je crois pouvoir donner un point de vue,
que ce point de vue soit un espace,
que parfois un espace que je déploie et déforme pour qu’il devienne un lieu,
un lieu qui laisse la place à d’autres points de vue.

Avec tous les mots barrés on est encore à + de1000 signes ! Mes remarques et barrages ne sont que des propositions pour que ton texte soit plus « nerveux » ! et avec presque une versification, une scansion. Tu en fais ce que tu veux, of course.



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