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CHRONIQUES MÉMOIRE – AGENT TRIPLE

Chronique d’Agent Triple

Jeudi 23 janvier 2013
On s’est dit qu’on se poserait des questions. Il n’y avait pas grand monde aujourd’hui alors on s’est attardé sur Toad et Polypore Flamboyant.

*********** COMMENÇONS PAR TOAD ***********

- Le sujet de mon mémoire. Je m’intéresse au phénomène de société de la façon dont les artistes créent. Les artistes et le phénomène de société de l’intérêt vers le passé, et la manière dont ça ressurgit dans les communications et dans l’échange, vers internet notamment, avec une masse de gens qui utilisent ça. Je lie internet avec cet accès au passé. Internet standardise beaucoup de choses. Les smartphones, les applications comme instagram, simulent du passé via les filtres, les applications musiques se multiplient comme par exemple figure (logiciel de musique développé par propellerhead qui s’occupe aussi de reason) qui rappelle les synthés des années 80-90.

- Les formes du passé dans les produits ?

- C’est dans la standardisation, tout le monde va réaliser le même genre de beat

- Une fois qu’un mouvement est né (exemple du mouvement reggae ou rave party), il y a une zone centrale qu’on voudrait pure, et ces produits qui cherchent les éléments du passé cherchent le pur, le typique, recherche d’authenticité

- On voit ça dans le marketing qui utilise le passé, la nostalgie, pour rendre le produit plus agréable, comme les recettes de grand-mère…

- Les chips à l’ancienne…

- C’est super industriel mais ça fait passer la pilule. Et internet accentue et boucle la boucle, c’est impossible d’en sortir. Et j’ai une punition de préciser ce terme d’archive. Je sais pas encore où chercher.

- L’idée c’est de faire d’une pierre deux coups

- Je suis peut-être conspirationniste, mais si on prend internet comme archive, beaucoup d’éléments en temps réel sont connectés à un certain endroit, et on peut veiller sur quel type de population veut quoi, qu’est-ce qu’on désire globalement, trouver une cible, qu’est-ce qui revient, c’est ça que vous faites dans tel temps, mettre des points d’ancrage, il y a un jeu de collecte de données en cherchant l’essence, la sensation des gens, pour savoir quoi fabriquer pour eux. Cette semaine c’est ça, les années 2013, c’était ça.

- Aussi dans la création contemporaine, on est dans une appropriation généralisée, la post-production découle de ça, récupération d’un élément du passé pour le remettre à sa sauce

- On est beaucoup à mettre en valeur la coproduction, on fait tous apparaitre le passé très proche, presque présent, dit Francisco. à travers nous il y a ce phénomène qui vient de l’outil d’internet; ce qu’on présente c’est presque immédiat. Avec internet tu peux séparer le passé proche (l’actualité) du passé, il y a plusieurs degrés quand tu parles de passé.

- Je vais pas parler de l’information qui se remplace non stop, de la mise à jour, c’est une information qui en remplace une autre. Ça apporte une hétérochronie où tous les passés sont positionnés sur le même plan, sur ta fenêtre de navigation tu peux passer de l’un à l’autre, tu rentres dans un brouillard, tu vas pas consommer tout le contenu, utiliser internet c’est rentrer dans une navigation, t’es acteur, mais déconcentré. Je le remarque moi-même sur internet, je ne me sens pas toujours concentré, tu passes d’une chose à l’autre, c’est incroyable.

- Welcome to my life!

- Je travaille plus avec ubuntu maintenant pour changer mon rapport à internet, et là je l’utilise pour télécharger des outils qu’il me faudra, j’utilise des torrents, miro c’est un outil qui te permet de faire du torrent, j’avais pas compris le peer2peer, et maintenant je me suis rendu compte que je suis plus actif dans internet

- On est acteur, c’est pas comme la télé où on t’impose un programme et une zapette

- Sur linux tu télécharges sans arrêt des trucs sur ton ordi sur mac aussi mais un peu moins

- Ça t’emmène pas direct sur apple store, dans leurs serveurs il y a beaucoup de logiciel, ton ordinateur est dépendant à internet et tu le sens moins avec mac.

- Dans mac ils empaquètent tout bien propre, alors qu’avec ubuntu tu comprends qu’il y a une chaîne de dépendance.

- J’ai plus compris de façon pratique que je peux considérer avec mon outil, avec ubuntu, la potentialité de mon outil

- J’ai une vision plus télévisuelle d’internet, où internet t’impose beaucoup de choses.

- Ça vaudrait le coup pour toi de reformuler, est-ce que tu parles du web, d’internet, du web 2.0 ? Internet tu as tout.

- Je parle des navigateurs internet

- Des navigateurs web. Si tu précises pour toi ce sera plus clair. Trompette de la Mort a l’impression qu’il voit internet autrement que juste le web. Ton ordinateur est fait pour discuter avec les serveurs, tu as le gestionnaire de mise à jour qui te demande si tu veux télécharger le nouveau truc, petits bouts par petits bouts, c’est fait pour (si tu y portes attention) te lier au travail collectif, tu peux télécharger un logiciel depuis ta ligne de commande.

- Je parle du navigateur web mais pas seulement car je parle aussi du smartphone. Sur les dernières versions de final cut tu peux partager ton truc sur facebook, le smartphone est amateurisant

- C’est pour ça que blackberry ne marche plus car ils se veulent professionnalisants

- On arrive dans des usages faciles, ça standardise les formes, vectoriser automatiquement sur illustrator ça te forme quelque chose de standard.

- Tu parles de service pour l’usager

- Pourquoi aujourd’hui dans la photo tu vas t’emmerder à prendre des photos argentiques, si tu as une application qui le fait.

- C’est utiliser la norme et en faire quelque chose comme faire une oeuvre sur un A4

- Le cadre est super rigide. pourquoi faire des sons sur des logiciels, prendre des photos avec un argentique.
John Baldessari : pourquoi inventer une image alors qu’elle existe déjà ?

je montre ça à Toad :

http://beautifuldecay.com/2013/08/14/a-room-filled-with-prints-of-all-of-the-images-uploaded-to-flickr-in-one-day/

- Au delà de l’aspect de création de standardisation, c’est ça le déroulé. Est-ce que notre création se standardise lorsque nos outils se standardisent ? Après je parle aussi d’autres phénomènes. Est-ce que l’imaginaire est en panne ?

- Représentations du futur de l’ordre de la dystopie. L’hoverboard c’est utopique mais il y a aussi plein de scénarii catastrophes dans la culture populaire

- L’idée serait presque que le futur soit un retour en arrière. Les oeuvres de science-fictions sont alternatives dans leur pensée, écologie, tout ça, le futur c’est on devrait retourner vers des valeurs plus simples, arrêter de vivre à 300 à l’heure sans regarder la portée de ce qu’on fait.

- On sait que tout voit avoir une fin, c’est une expérimentation de la fin proche en permanence, des changements se font mais sont pas forcément prévisibles. Par rapport à la montée de Staline, tous les intellectuels voyaient la mort de l’art comme un gros changement, l’apocalypse.

- Via les navigateurs, on est dans le paroxysme du post-modernisme. Ce qui remplacera demain ne sera pas mieux, ce sera différent; enfin je pense. Mais du coup c’est pas une réelle prise de conscience parce qu’il y a plein de gens qui sont dans le second hand, pas par conviction politique, il y a plein de moteurs différents. Je nuance la prise de conscience et c’est pour ça qu’il n’y a pas de réels changements.

- C’est comme tron. Tron c’était un film où on vivait dans un jeu vidéo, et ils ont fait le jeu vidéo

- En même temps, si je ne me trompe

- Mais là t’as un film qui fait marketing sur le jeu vidéo et qui en même temps parle du virtuel. Jouer à tron c’est vachement drôle parce que tu joues au futur du passé

- Pour rebondir sur le gaming, t’as le phénomène du rétrogaming qui m’intéresse plus. J’ai que des vieilles consoles chez moi. j’ai pas l’impression d’être nostalgique en jouant à la super nintendo car j’étais team sonic mais c’est un plaisir esthétique.

- Moi j’ai joué à battlefield 4 sur ps4, tu peux prendre le camp de la chine ou des usa, et tu joues à la guerre avec des gens et c’est super réaliste, c’est ouf. Les personnages sont des gens derrière leur console, et tu meurs vite. Dans la maison où j’y ai joué, après le gamin jouait à minecraft. C’est pas la même recherche.

- Le rétrogaming prend de l’ampleur, il y a plein de podcasts qui en parlent, il y a plein de boutiques. Le vynil aussi fait son grand retour, et pas seulement chez les connaisseurs. Est-ce que c’est pour avoir l’air cool ?

- Il y a des choix comme un arbre qui sont fait pour évoluer vers telle ou telle direction.

- Penchant steampunk, considérer que le futur aurait pu être différent, par exemple en prenant en considération que la machine à vapeur aurait pris le pas sur l’électricité, et que l’électricité aurait pas existé.

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*********** POLYPORE FLAMBOYANT PREND LA PAROLE ***********

il s’intéresse à la collaboration, et son champ lexical
il voit son mémoire comme une suite d’histoires, d’anecdotes et d’exemples vécues (histoire de l’art, histoire de la science etc)
notion du droit par exemple, chaque groupe à sa définition, ou de la même manière la question du genre est complexe
un groupe peut être considéré comme multi-cellulaire, avec plusieurs individus
- ça dépend si le travail par l’individuel, ou le collectif
quand t’es 2, c’est pas pareil que quand on est 10, l’individu est beaucoup plus brouillé. l’exemple de Polypore flamboyant et Laccaria Bicolore, quand ils travaillent ensemble et sans être en collectif, forment le travail d’une 3ieme personne
- c’est un collectif avec un noyau commun, mais pas gravé dans la roche. la 3ieme personne est interessante
- on crée un avatar, on prends un représentant qui incarne ce qui n’existe pas
marylin manson, est un avatar
ou le délégué de classe :)
- différence d’avoir une idée, que de la formaliser. la mise en forme de l’idée est protégée par les droits d’auteur. qui a eu l’idée ? Qui a fait l’idée plutôt ! qui a fait exister l’idée , et légalement c’est comme ça
- chaine de production qui va jusqu’à la réalisation. la musique ne nait pas de l’idée
- avec un groupe de jazz, chaque personnes a un vocabulaire commun, et que la pratique du jazz induit une manière de partager un vocabulaire avec un contrat très court (exemple des groupes construit le soir même…) d’après howard becker ; de toute façon l’activité de l’art est collective, même si l’artiste est vendu comme un individu (mythe de l’artiste solitaire); il s’inscrit nécéssairement dans un réseau. becker parle des artistes naïfs qui ne s’identifient pas comme tel
Polypore flamboyant note « formation » dans sa liste de mot
on est pas loin de la sociologie de l’art.
Polypore flamboyant, tu zappes la préface s’il te plait !
pierre yves menger est lourd visiblement, mais est tout de même majeur
- mon mémoire touche des notions philosophiques, politiques, et a du mal a parler de ces choses. la narration et le story telling est une manière d’en parler
- on ne demande pas de parler de ces notions, mais la question du collectif s’approche avec d’autres outils. il ne s’agit pas de révolutionner la sociologie contemporaine, mais plutôt d’identifier des situations, et de relier et combiner ça avec des expériences. les relations et les liens sont a mettre en place.
COLLABORER C’EST UNE INjonction du capitalisme. le travail en équipe c’est dans les cv
- dans hf, le collectif est compliqué, il fait des petits cercles et puis s’en va.
dans le livre vera justerner…, à la fin il donne les infos plus important à la moins important à la forme de cloche, mais concentre sur le lexique
Post-Fungi tu dois collaborer ton travail et lexique
collaboration veut dire sauter à pieds joints pendant 10m
définir le terme que j’emploié pour comprendre ce que tu veux dire.
travail en équipe ne veut pas dire qu’on est collectif.
savoir redistribution des taches pour éviter les asymétries dans le travail
par exemple constance collectif qui font le tour de taches, exemples la comptabilité qui tourné par apport aux projets.
collectif, les aspects qui fait quoi? en quand des déplacer qui payer quoi?
Constance collectif qui ont un logement actuellement à bxl pour travailler
workshop pour pouvoir travail aux quels, ils ont une organisation interne
qui renvoie à travailler ensemble.
une idée de vivre ensemble, faire de tache partage, une priorité
la question de haute sans vivre pouvoir
collectif constance est entre l’art, le féminisme et…
Trompette de la Mort
Polypore flamboyant il y a de moment ou c important dans le travail en groupe,
la difficulté pour ton sujet de savoir où tu t’arrêtes

 

*********** TROMPETTE DE LA MORT POUR LA CABANE ***********

on croyait pouvoir tout faire,
le fantasme des idées de chacun et très difficile
sur le contenu ce que on voulait faire les uns et autres
on a été déçu
ce qui a émergé ce n’est pas ce qu’on voulait faire
mois je penses à un calendrier mobile.
il n’y a pas eu d’immersion parce qu’on devait rentrer chez nous.
coordination



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