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janvier, retour de Kinshasa, workshop de décembre - lundi 18 janvier 2010 à 15h19 par Isabelle Vali

Une semaine condensée, riche, très constructive et pleine d’échanges.

Beaucoup de réponses apportée à nos questionnements d’étudiants strasbourgeois, mais aussi un sentiment de comprendre les choses, au moment où on les vit. Se rendre compte de l’énorme décalage entre nos différentes vies, entre notre rapport à l’histoire, à cette histoire de l’indépendance, nos positionnements artistiques, à la fonction et la nécessité de l’art. Des points de vues différents en fonction de là où l’on se place pour regarder, et dans quelle direction on regarde.

Au début de la semaine, nous avons surtout écouté et poussé les étudiants kinois à exprimer leur point de vue et sentiments sur l’indépendance, l’histoire et l’art, de manière individuelle, provoquant des divergences d’opinion parfois, alimentant les débats, et faisant avancer la réflexion collective.

Ces échanges nous ont mis face à d’autres réalités, telles que la question de l’utilité d’un tel événement dans un contexte économique, historique et sociale très fébrile. En effet, au quotidien, l’art n’est peut-être pas la priorité du tout-un-chacun, mais la priorité des participants de ce projet est au contraire de toucher le plus de gens possible, en leur faisant comprendre que l’art peut servir à la transmission de la mémoire, à la création de ré-actions, qu’il concerne en ce sens tout le monde, et qu’il peut donc aider à changer le cours des choses. Ce n’est pas un projet politique, mais l’endroit de toutes les formes d’expression, de questionnements, et de rencontres.

Les idées et pré projets qui ont été évoqués pendant la semaine de la part des kinois et strasbourgeois nous ont permis de concrétiser nos questionnements, en nous donnant de solides bases pour créer un réel échanges artistique. Les traces de ce workshop (vidéos, photos, croquis et textes) vont nous permettre de rendre compte au mieux de l’avancement des réflexions afin de mettre en relation les étudiants des deux villes.

Cette semaine a été pour nous très intense d’un point de vue artistique, intellectuel et émotionnel, nous donnant la possibilité de toucher du doigt un monde qui nous paraissait si loin du nôtre. Il y a effectivement beaucoup de différences et de complexité dans ce projet d’envergure, mais c’est ce qui fait justement la force de ces initiatives et des liens qui sont en train de se créer, avec une seule idée qui nous reste en tête : y retourner pour continuer.




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