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Marche & Photos 2 > Rue de l’Académie (wsh av La Cambre)

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Auteurs / Authors : Tous

Participants : Etudiants strasbourgeois / Etudiants La Cambre – Bruxelles

Lieu / Place : rue de l’académie, Strasbourg

Date(s) : mars 2012

Durée (processus jusqu’à présentation ou à préciser / Duration (process until presentation or to be specified) : 20 mn

Description (medium, genre, concept, questions, critics…) : Photographies en série. Travail sur le point de vue et ses accroches.

Réalisation d’une fresque murale regroupant les photos de chacun des participants.

Perspectives : faibles tel que. Car dans le fond nous photographions un peu toujours la même chose. Le protocole pourrait être retravaillé, et affiner la logique du fragment, et une dimension de récit d’espace.

Axes de recherche / Research axes (Play/Urban)  : Game/play

Protocoles (collectif) d’action / (collective) action protocols : Marcher, prendre une photo tous les dix pas en 1/choisissant 2/ ne choisissant pas son point de vue.

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FREE SPACE

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Workshop de 4 jours, centré autour des protocoles dans l’espace urbain. Les premiers jeux que nous expérimentons sont des marches individuelles ou collectives sur un parcours commun, avec arrêt tous les X pas. Et prise de vue. Il s’agit de jouer avec ce qui nous arrête le regard lorsque nous marchons.

Se fabriquent ainsi deux sens de lecture. Un vertical, et l’autre horizontal.
Sur un même parcours, ce qui frappe, c’est à quel point chacun ne voit pas la même chose (et comment parfois nous voyons TOUS la même chose). A quel point la ville est des villes.

Les protocoles d’observation intègrent aussi le temps. Nous nous asseyons pendant 30mn sur un banc circulaire, au centre d’une place, et notons ce qu’il se passe, ce que nous voyons et entendons en face de nous, et autour. Chacun prend une photo de ce qu’il voit en face de lui. Puis le lendemain, nous revenons et nous remettons à la même position, et lisons nos textes.

Le workshop ouvre des pistes de réflexion notamment sur le sens de ces protocoles. Ils trouvent presque immédiatement une dimension ludique, parfois un peu trop. Leur force réside dans le fait qu’ils déplacent le regard sur un environnement quotidien. Mais la question du sens, du politiquerevient alors. Le danger étant d’oublier le contexte, l’histoire, etc. En se concentrant sur des jeux d’apparences.

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RESTITUTION (MOMENT DE TRAVAIL)

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Principe d’exposition : Comme les intervalles sont les mêmes pour chacun (50 pas, par exemple), le panneau peut se lire à la fois horizontalement – un récit de marche, et verticalement  - ce que chacun voit, à peu près au même endroit. A peu près, car longueur des jambes, dimension et rythme des pas varient.

Marche > JCL

Marche> Marielle

COMMENTAIRE  JC LANQUETIN :

Il y  a un coté formel, peut-être  un peu vain, dans de telles expérimentations. Comme souvent dans P>U, la règle est à la fois précise et imprécise et la manière de l’interpréter compte beaucoup. Comment focaliser dans les faits sur la première chose qu’on voit ? Qu’est-ce que cela raconte ? Si cette chose est lointaine, une couleur à 50 ou 100m par ex, faut-il boomer pour rendre lisible la chose. Ce qui attire notre attention n’est pas forcément photographiable.

La série fait émerger une logique du fragment et l’anecdote ; soit des pistes pour une réflexion sur ce qui contribue dans la ville à construire des récits d’espace. La mise en parallèle de nos arrêts photographiques rend perceptible à la fois la singularité de ce que nous voyons, mais surtout des similitudes. Et cela ‘(re)constitue’, par fragments, une urbanité commune ; un portrait de ville, ou du moins de rue – portion de ville parcourue ensemble -. Par ailleurs, cette logique du fragment rendue lisible par l’assemblage de toutes les séries est peut-être à interroger plus avant ;  soit aller au delà d’une idée que le hasard va produire du sens, de la singularité. C’est un peu ce qui sous tend le protocole à ce stade. Mais cette dimension de hasard existe t’elle vraiment ? Dans le fond nous focalisons systématiquement sur le détail, le singulier (fragment et anecdote). Comment pousser plus avant un tel principe, dans une logique de récit d’espace – récit de marche – au sens où l’entend De Certeau par exemple.Peut-être aussi en affirmant la singularité des individus qui participent à l’expérimentation.



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