Eléonore, en ce qui concerne les échanges, la question de savoir pourquoi la dévaluation sur le marché de producteur est une remise en question pour nous, peuples congolais aujourd’hui. Car c’est nous-même qui devrons donner la valeur à notre monnaie. C’est vrai qu’il y a inflation sur le plan économique à travers le monde, mais nous devons nous assumer. C’est aussi une façon de chercher à retrouver une stabilité que nous avons perdue sur le plan économique. Les apparitions se feront chaque jour d’exposition, si par exemple l’exposition durera 30jours, y aura aussi 30 apparitions dans les 24 communes que compte la ville de Kinshasa, en commencent d’abord par l’Académie des Beaux Arts, marché, établissement scolaire, établissement religieuse, quartier, établissement médicale, cabaret, shop, hôtel, bref dans les centres névralgique de Kinshasa. A la question de quoi faire, j’ai inventé plein d’interaction avec les publics. Par exemple, sauter sur les trucs. Changement des postures (gestes). Aller vers les bradeurs en sortant les billets papiers et les bouffés. Acheter les objets de consommation et autres éléments, les distribués aux spectateurs. Action sur place. A la question de savoir combien de temps je reste, c’est environ une demi-heure qui nécessitera un dispositif sécurité. Et je préfère garder les traces, en disposant les véhicules des différentes sortes des couleurs pour rendre possible les disparitions, en s’éclipsant dans un véhicule garé à quelques mètres de lieu d’apparition. Et enfin j’ai réfléchi comment faire coudre une combinaison en tissu léger (stretch) sur lequel y aura marqué des billets.
En ce qui concerne le lien, je suis parti des nouveaux systèmes de communications (téléphone, sms et e-mail etc.) à Kinshasa, mon attention n’a pu s’en débarrasser, en réfléchissant sur les systèmes de transmission ancestrale. Lors de la visite dans la réserve, j’ai ciblé deux éléments qui permettaient aux ancêtres de transmettre les informations à des tiers, proches et éloignés. En cas d’un événement (deuil, fête, mariage, naissance, circoncision etc.) ces Å“uvres servaient de connexion avec les publics : Ditumba (Ngoma wa nsambi) en langue ethnique luba dans la province du Kasaï-Oriental, qui veut simplement dire, un tam-tam qui console. Deuxièmes éléments est l’instrument célèbre à Kinshasa, très connu sous le nom de Lokole qui nous vient de l’équateur en République Démocratique du Congo. A Kinshasa, lorsqu’il s’agit d’écouter une communication, on parle de « mbonda ou lokole élela » qui est traduit par : que les sons retentissent, parce que on fait allusion à ce qui se faisait au temps anciens. A kin l’utilisation de ces termes veut dire aux gens d’écouter attentivement les informations. Aujourd’hui on peut entendre et suivre les informations des contré lointains grâce à l’arriver de la nouvelle technologie plus performante que celle utilisée les ancêtres : TV, Radio, Internet, et enfin téléphone mobile permettant de passer une communication au loin, moyennant un montant d’argent. Pour atterrir aux oreilles pointues parlé précédemment, montre comment ces publics étaient attentifs et connectaient aux sons qu’émettaient les instruments, que l’on peut constater encore aujourd’hui d’une manière et d’une autre. L’imaginaire s’est concrétisé dans le réel par un super héros inhumain. Lors des réunions tenues avec les groupes à Kinshasa, la question de savoir comment faire venir les publics à l’exposition, c’était posé. C’est ainsi, j’ai pensé aux apparitions dans les rues, jouant en même temps le rôle de ces instruments (Membrophone) Je propose encore une installation multimédia, assemblage des éléments marquants le monde de la communication qui sera suspendus au plafond dans la salle du musée, pour montrer l’outil qu’ils utilisent pour passer les communications et vouloir établir une relation de cause à effet entre le traditionnel et le moderne.